Retour sur le duathlon des coteaux Sézannais avec un dossard #1 à honorer

Je vous ai laissé début mars alors que je reprenais enfin une activité quasi normale. Etant bien freiné pour le reste ma natation était aussi bonne qu’elle ne l’avait jamais été (à mon humble niveau dans cette discipline), le vélo n’était plus trop douloureux et en course à pieds je tâtonnais juste avec des alternances marche/course pour réhabituer le bonhomme et plus particulièrement le genou droit à la discipline.

Cette prudence m’a amené jusqu’au 23 mars, date à laquelle j’ai pris le départ du Bike & Run de Varennes Vauzelles avec mon ami de Sens Triathlon (mais originaire de Nevers) Nicolas Rousset. Je n’avais jamais fait de Bike & Run mais vu que je ne faisais que de l’alternance marche/course à l’entraînement l’idée de remplacer la marche par le vtt pour faire vtt/course le temps d’une épreuve (46mn) ne m’a pas déplu. Même si nous finissons un peu loin (4ème à presque 2mn) nous avons bien rigolé et c’était bien là l’essentiel. De plus ça m’a redonné un peu confiance dans mon genou "essui-glacé" tout l’hiver tout comme l’envie de recourir un peu plus vite. C’est donc là que j’ai décidé d’arrêter l’alternance pour enfin recourir à 100% lors de mes sorties mais toujours à des doses "homéopathiques" et sans aucune intensité.

Au 6 avril soit le dimanche avant le duathlon de Sézanne ma plus longue sortie comptabilisait 45mn, par contre j’étais de retour à mon niveau vélo donc presque mûr pour le duathlon. Pour reprendre confiance j’ai effectué ce jour là une compétition à pieds très près de la maison "Tout Urzy-Guérigny court" que j’ai remporté assez facilement, 9,5 kilomètres (mi-route / mi-chemin) franchement difficiles qui m’ont fait une bonne séance d’autant qu’avec les deux tours de récup j’ai ce jour là atteint les 1h00 d’entraînement CAP dans la même journée, une première depuis… l’Ironman Arizona quasi 6 mois plus tôt (comme le temps passe vite !!!). Petite "diapo" de cette course avant de parler de Sézanne :

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Voilà donc comment je suis arrivé à Sézanne, sans "réelle" compétition dans les jambes autre qu’un Bike & Run et une petite CAP (mes deux seules séances d’intensité à pieds entraînements et compétitions confondus en fait), confiant sur mon niveau à vélo, impatient de me tester vraiment à pieds mais pas sûr de moi sur l’ensemble quand même d’autant que la start list et le parc à vélos plein (amplement mérité quand on voit le boulot effectué par le comité d’organisation) laissaient présager d’un niveau bien plus relevé que l’an dernier. Contrairement à l’an dernier je n’ai pas fait la route (6h aller-retour dans la journée tout de même) tout seul puisque Nicolas Girard de l’ASAV triathlon s’est joint à moi, cool d’avoir de la compagnie !

Au retrait des dossards on me confie le numéro 1 en tant que vainqueur sortant, une petite pression supplémentaire, avec ce sticker sur le vélo mon tout nouveau Look 596 2014 assemblé dans la semaine et essayé pour la première fois la veille est bien observé et bien évidemment le sympathique speaker "lopapy" vient me demander mon sentiment dans l’aire de transition. Ma stratégie n’a je pense surpris personne et elle n’était même pas un secret puisque je l’ai annoncé avant le départ : "rentrer le moins loin possible dans le parc après le premier 10km, revenir en vélo et si possible prendre la première place avec un peu d’avance ce qui devrait me permettre de gérer la seconde course à pieds de 5km". Souvent les stratégies ne demandent qu’à être changées en cours de route alors qu’en fut-il cette fois ? La réponse en vidéo (cool d’avoir la télé locale sur cette épreuve :-) ) !

La vidéo résume assez bien la course mais je vais vous donner quelques détails quand même car ce ne fut pas aussi facile qu’il n’y paraît sur un court résumé.

Première CAP (courbe ici) : 10km tout rond (bravo à l’orga pour la précision !) soit deux tours du parcours de 5km, chaque tour comprend une portion d’herbe fleuretant avec le kilomètre soit pas loin de 2km d’herbe sur le 10km, par ailleurs le parcours est vallonné et propose deux virage à 180° qui cassent nettement la vitesse. Le départ donné je me contente de rester placé mais de suite un "OVNI" sort du lot : Marc André Tounerie, je ne le connaissais pas et à priori les autres non plus, nous savons maintenant que c’est normal puisque c’est un bon coureur à pieds en pleine reconversion dans le triathlon. Son allure me semble un peu supérieure à ce que je pense raisonnable pour faire un bon vélo derrière… ceci étant dit ne faisant qu’un vrai duathlon par an je peux me tromper. Je prends quand même le pari de le laisser partir (bien que ça m’ait démangé d’aller le rechercher à un moment…), la bonne nouvelle c’est que cette allure a fait exploser l’énorme équipe de Troyes (TOS) puisque seul Greg Zieba reste presqu’au contact du petit duo formé de Thomas Comptdaer et moi (comme l’an dernier à la fin de la première CAP). A la différence de l’an dernier, je finis le 10km en 33mn49s contre 35mn16s. Le premier est passé en 33mn02s, sur duathlon sans drafting c’est assez énorme !

Vélo (courbe ici) : 40km sur deux tours très vallonnés. Ma transition est complètement ratée (ma seule erreur de la journée heureusement), je n’arrive pas à mettre mes chaussures, j’appuie sur un bouton sans faire exprès sur le Garmin en le passant du poignet au cintre ce qui m’oblige à le remettre à zéro pour enregistrer la partie vélo et pendant ce temps là Thomas prend 200-300m d’avance et bien sur notre grand coureur à pieds est loin devant. Une fois le ménage fait avec mes chaussures et le Garmin, je me mets dans l’allure et après 7km je prends la tête de la course, je ne relâche pas pour autant mon effort et me dis que si je dois décourager du monde dans le premier tour j’ai une bonne opportunité pour le faire. Je vais effectivement en décourager DEUX : 1) ma jambe droite, 2) et ma jambe gauche… mes adversaires à priori pas tant que ça ;-). Deuxième tour plus difficile en vue, les montées me paraissent un peu plus longues mais je m’accroche pour garder mon avance, il sera bien un peu moins bon que le premier mais finalement à la hargne je m’en sors bien, je pose le vélo avec à priori un peu plus de 2mn d’avance sur le train rouge du TOS qui a également dépassé Marc André Tounerie.

Seconde CAP (courbe ici) : un tour de 5km, mon avance est suffisante pour contrôler, je suis cependant un peu inquiet au demi-tour de voir que "l’OVNI du jour à pieds" a repris la seconde place, ça se passe heureusement assez loin derrière moi mais je me méfie, des fois qu’il ait en réserve 2km à 25km/h de moyenne. Ce ne fut pas le cas et je peux savourer ma victoire en relâchant dans le final pour m’imposer avec 1mn50s d’avance. Un petit regard vers le ciel en passant la ligne, ma venue à Sézanne m’a rappelé qu’en 2013 je n’avais failli pas venir puisque mon père était dans le coma toute la semaine précédant la course (il en était sorti le vendredi), cette année il n’est plus là, je ne vais pas faire le grand sentimental à chaque course mais c’est ma première belle victoire depuis son départ et celle là est pour lui. Quelques minutes plus tard j’ai l’occasion d’encourager mon ami Nico dans le final qui arrive pour la 30ème place avec une bien belle foulée, super performance pour lui qui débute et nous repartons ainsi tous les deux amplement satisfaits de notre journée en terre champenoise. Résultats complets ici –> pour info le niveau était bien plus relevé que l’an dernier, mon temps fut 4mn04s que l’an dernier (mêmes parcours et conditions similaires) et mon temps de l’an dernier ne m’aurait octroyé qu’une 6ème place cette année ! A ce rythme de progression je ne gagnerai pas l’an prochain ! ;-)

La saison est maintenant bien lancée et il n’y a plus qu’à patienter jusqu’à l’arrivée des triathlons (ouverture à Cepoy – Montargis le 4 mai), reste donc d’ici là un week-end de Pâques sagement à la maison puis dans deux semaines le 10km FFA de Sermoise pour tenter d’aller chercher un nouveau record personnel sur la distance.

Encore merci pour l’accueil de l’orga et tous les encouragements à Sézanne, c’était vraiment une super journée ! :-)

Pyf

Ps : et bravo à mon copain Denis Chevrot, 2ème du 70.3 Malaisie pendant ce temps là ! La classe internationale ce Denny’s !

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2014 –> Partenaires : ok / Reprise post-blessure : ça vient / calendrier : reste à définir

Début mars déjà et je suis… très en retard ! La faute à un mauvais choix stratégique suite à l’apparition de la blessure au genou (grosso modo mi-décembre). J’ai rapidement arrêté de courir mais comme la douleur n’était pas présente (au pire une petite gêne) en natation, vélo et musculation j’ai cru judicieux de me préparer sur ces trois sports en espérant que la douleur finirait par disparaître complètement me permettant ainsi de reprendre la course à pieds. Raté !!! C’est l’inverse qui s’est produit, la douleur s’est accentuée jusqu’à ce qu’aucun des quatre sports ne soit "confortable" et il m’a fallu tout arrêter mi février (avec un peu d’entretien en nat simplement).

Oublié donc le "rêve" d’un enchaînement CAP 10km en février, semi-marathon en mars, marathon en avril :-( .

Après un bon "calmage de jeu", des rendez-vous ostéo et kiné, une échographie, de la glace matin-midi-soir, des huiles essentielles qui font qu’on me sent à un kilomètre, etc. je commence à voir un peu d’amélioration. L’échographie a confirmé la présence de plusieurs bursites autour du tendon, ça ira surement mieux quand elles se seront résorbées… reste à trouver comment, sachant que je vais sans doute préférer l’option patience plutôt que de tenter des infiltrations ou autres trucs pas très "bio" qui ne collent pas trop à mon éthique. A mon humble avis, les guérisons lentes sont souvent les plus durables ! Pas de panique, j’ai quand même bon espoir d’être sur des lignes de départ dès le début de saison triathlon, je ne serai simplement pas à 100% dès le mois de mai, on fera avec.

Le bonhomme n’est pas prêt, mais le matos n’est pas loin de l’être. Pas encore les vélos mais pour la partie natation et CAP j’ai la chance d’être bien équipé !

J’ai d’abord reçu en janvier le matériel natation HUUB pour cette saison, pour la combinaison je continuerai à faire confiance à l’Archimedes 3:5 dans sa toute dernière version, après avoir utilisée une taille S en 2012 (un chouilla grande), une XS en 2013 (bon volume mais un poil courte en hauteur au niveau du torse d’où une nuque un peu tendue) j’ai la nouvelle taille ST pour 2014 : le volume d’une XS avec les longueurs d’une S, géniale !!! En complément de la combi, j’ai cette année toute la panoplie y compris le mega Pull-Buoy pour l’entraînement, les lunettes, etc. Merci HUUB !

Une petite photo du matos (juste oublié la skin suit SKN-1 que j’avais utilisée pour Maui 2012 sur la photo)

2014_huub

Et du coté de la CAP, le magasin Running Expert m’a fait confiance pour cette saison et a présenté mon dossier à Brooks qui a accepté de me suivre. Pourquoi Brooks ? J’avais effectué la quasi totalité de la saison 2012 avec des Brooks Pure Flow que j’avais adoré et j’étais très impatient d’essayer la nouvelle gamme Pure 2014 (avec les versions 3 des Connect, Flow et Cadence route, en attendant la Grit 3 pour le trail), demander à Brooks de me suivre est donc venu tout naturellement. J’ai tout reçu mi février et j’ai enfin commencé à recourir (reprise très progressive) pour l’instant avec les Cadence… mais l’essai des deux autres paires est imminent. Là aussi une petite photo :

2014_brooks_running_expert

 

Je ne vais pas faire une page entière sur les partenaires sinon vous aller prendre ce site pour un panneau publicitaire (si ce n’est pas déjà fait ;-) )… mais un petit mot sur la nutrition puisque Punch Power continue à me faire confiance pour 2014 et si j’en parle c’est pour conclure en vous disant que vous pouvez trouver les produits de ces trois partenaires (HUUB, Brooks, Punch Power) chez Running Expert à Bourges. La boucle partenaires est bouclée pour aujourd’hui, la prochaine fois je vous parlerai de mes vélos !

Pour finir je voulais aborder le sujet du calendrier que je n’ose pour l’instant pas franchement rempli, je veux juste être sur que le risque d’aggraver mon problème au genou est éloigné avant de me fixer des objectifs. A cet effet, même si tout se passe bien, j’attendrai début juin pour aller sur longue distance, par contre si mon genou le permet j’essaierai de faire un duathlon en avril et un distance M début mai. Ensuite si je me décide enfin à remonter sur un VTT, il n’est pas exclu que je sois au départ du Championnat de France Cross-Triathlon puisqu’il se dispute tout près de la maison. Ça pourrait faire trois courses de reprises avant d’aller m’aventurer sur le format Half pour la quasi totalité de la saison à partir de juin, j’ai un peu tout essayé ces deux dernières années et ce format est clairement celui qui me fait le plus vibrer et qui me motive le plus à m’entraîner donc c’est là dessus que je me focaliserai.

Voilà pour les news du moment avec du bon donc (merci les partenaires) et du moins bon (genou un peu fainéant en ce moment), j’espère que la prochaine fois que je vous écris ça sera avec que du bon (remis de ma blessure, vélos prêts, motivation au top et calendrier bien mieux défini).

Bon courage à ceux qui arpentent les courses à pieds en attendant l’arrivée des tris… comme je vous envie ;-) !

Pyf

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Au revoir 2013 – Au revoir Papa

2013 restera l’année durant laquelle je suis constamment passé d’émotions fortes au sens positif à des émotions tout aussi intenses mais beaucoup moins joyeuses. Elle restera l’année de mes 30 ans, de ma seconde Cape Epic terminée avec Jeff, de mes premières courses sur le circuit Ironman, de mon premier Ironman, du démarrage de notre "projet maison" mais aussi l’année de la maladie de mon papa qui nous a quitté le 12 décembre dernier et de ma clavicule droite cassée pour la seconde fois (12 ans après la première).

Si je dois en retirer une leçon c’est qu’il faut toujours s’attendre à ce qu’un équilibre se crée entre le bon et le moins bon, il ne peut pas y avoir que du bon (sauf pour les très chanceux…) et je suppose que cela fait partie de ces choses qui aident à rester humble. Le prix me semble quand même lourd à payer pour un peu d’humilité et voir mon père partir alors qu’il n’avait que 64 ans et commençait tout juste à profiter de sa retraite ne peut apparaître autrement qu’injuste (pour lui qui est parti comme pour nous qui restons). Je ne suis pas le premier à perdre un parent trop jeune et je ne serai pas le dernier malheureusement, il n’empêche que la sensation n’est que peu descriptible tant qu’on ne l’a pas vécu, l’impression qu’il y a une partie de moi que je ne reverrai jamais… pourtant je suis toujours moi et en un seul morceau, juste un peu écorché par la vie en ce moment. C’est d’autant plus "bizarre" que depuis une quinzaine d’années je n’ai pas été excessivement proche de mon père, jamais fâché mais j’en étais toujours arrivé à la conclusion que nous étions très différents. Quelques mois de réflexion pendant sa maladie m’ont fait arriver à la conclusion que nous ne l’étions pas tant que ça, nous avons au moins deux traits de caractère en commun : tous deux idéalistes et passionnés. Ce qui nous a éloigné ce n’est pas tant que nous avions des caractères si différents c’est juste que nos passions n’étaient pas les mêmes (la littérature pour lui, le sport pour moi) et comme nous viv(i)ons chacun nos passions à 200% cela empêchait peut-être parfois la "connexion". Au delà des gênes, je n’oublierai jamais que j’ai eu la chance d’avoir un père doté d’une rare intelligence (s’il avait pu m’en transmettre un peu plus !!!), que grâce à lui j’ai voyagé dès mon plus jeune âge à travers la France et le monde, qu’il s’efforçait d’inculquer un peu de culture à un gamin qui aurait volontiers fait pizza / ciné chaque fois que nous nous voyions à Paris et surtout qu’il a presque toujours réussi à garder son calme avec moi même pendant toute la période durant laquelle j’étais une vraie tempête! La liste pourrait être longue alors j’en reste là mais en deux mots : MERCI PAPA !

Sans transition, car je ne pense pas qu’il puisse y en avoir une bonne pour aller de cette tragédie à reprendre les habituelles discussions sportives, j’ai repris le sport progressivement après une bonne coupure post-Ironman. Je pensais faire quelques cross à pieds ainsi que la Corrida de Varennes Vauzelles. Le hic c’est que dès la reprise de la course à pieds en décembre, j’ai ressenti une douleur sur l’extérieur du genou droit (syndrome de l’essui-glace bien connu des coureurs) qui ne m’a pas lâché depuis. Oubliées donc les pointes (pour le cross), j’ai juste couru la Corrida de Varennes Vauzelles le 29 décembre, avec un entraînement inexistant à pieds (4-5 footings de 30mn max depuis l’Ironman, tous hyper douloureux) et sans m’échauffer puisque mon crédit kilomètres avant de commencer à boiter était limité. Pourquoi l’avoir fait ? Bah c’est à 500m de la maison et je ne l’avait jamais faite, à peine plus de 7km me semblait faisable même sans entraînement et supportable pour mon genou et puis c’est surtout une super fête : 400 participants sur la course de 7km dont une bonne partie déguisés :-) ! Je termine 2nd, battu au sprint que je n’ai pas vraiment fait puisque je n’avais pas reconnu l’arrivée et que je l’avais anticipée du mauvais coté, peu importe un bon moment et pour un gars qui avait couru 2h sur le cumul des 6 dernières semaines, 3mn11/km de moyenne c’est plutôt un bon "score" –> voir courbe ici et résultats complets ici (bas de seconde page pour les résultats course "3").

Voilà 2013 bouclée, pour ceux que cela intéressent avec un total de 572h de sport réparties ainsi : 101h26mn de natation /282h30mn de vélo route / 62h21mn de VTT seulement (dont 40h en Afrique du Sud pour la Cape Epic en mars…) / 77h40 de course à pieds / 47h44 de renforcement musculaire (musculation, gaînage, etc.). Je tablais sur 600h, sachant qu’il y a eu la fracture de la clavicule en juillet, je n’étais pas loin de la vérité.

La suite reste à définir, je vais commencer par soigner mon genou car il a déjà remis en cause mon programme hivernal : j’espérais faire pas mal de course à pieds (entraînement et compétition) et pour l’instant je n’enfile même plus mes "baskets". Nous allons discuter d’ici peu avec Caro d’un programme qui nous permettra de concilier vie à deux, sport, construction de maison, etc. Très sincèrement je ne sais pas encore aujourd’hui ce vers quoi je vais m’orienter, si je me réconcilie avec mon genou j’ai très envie d’un enchaînement 10km / semi / marathon avant d’entamer la saison de triathlon. Puis une fois la saison de triathlon lancée c’est très ouvert, amis organisateurs si vous avez des propositions à me faire pour venir sur vos épreuves (de préférence dures) que je ne pourrais refuser n’hésitez pas à vous manifester ;-) . Je ne pense pas aller sur le circuit Ironman cette année, je reste par contre adepte de la distance 70.3 / Half.

Voilà des pistes, la suite bientôt avec un état des lieux des partenaires, ceux avec lesquels je continue et le(s) nouveau(x) + un vrai début de calendrier.

Je finis avec mes vœux pour 2014 bien sur ci-dessous (en anglais… désolé…), ce n’est pas de moi mais j’ai adoré ça alors je me permets de partager.

A bientôt et comme toujours d’ici là (s)portez-vous bien, j’essaierai d’en faire de même !

"I hope that in this year to come, you make mistakes.
Because if you are making mistakes, then you are making new things, trying new things, learning, living, pushing yourself, changing yourself, changing your world. You’re doing things you’ve never done before, and more importantly, you’re Doing Something.

So that’s my wish for you, and all of us, and my wish for myself. Make New Mistakes. Make glorious, amazing mistakes. Make mistakes nobody’s ever made before. Don’t freeze, don’t stop, don’t worry that it isn’t good enough, or it isn’t perfect, whatever it is: art, or love, or work or family or life.

Whatever it is you’re scared of doing, Do it.

Make your mistakes, next year and forever."

- Neil Gaiman

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Bonus Arizona avant hibernation : photos, vidéos et journée chez Faster (soufflerie)

Bonjour tout le monde,

Maintenant que je suis de retour à la maison, au bureau et à une vie quasi normale (sauf que mon corps pèse une tonne et que ma tête ne passe plus entre les portes depuis que je suis un "homme de fer" ;-) ), j’en profite pour vous faire une dernière petite news post Arizona. Ensuite le blog risque d’hiberner un peu tout comme son propriétaire !

Alors dans l’ordre…

Primo : si vous cliquez sur la photo ci-dessous vous serez transférez sur mon compte flickr et aurez accès à toutes les photos de ma course. Comme le disais Jacques Dutronc "Dans la vie il y a des Cactus…"… ouai bah clairement plus en Arizona qu’à Nevers quand même ;-)

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Secondo : j’ai réussi tant bien que mal à capturer la vidéo de mon passage sur la ligne d’arrivée, en 9h06mn sur les images mais j’ai bien mis 9h21, pas d’erreur mais simplement après le passage des premiers "pros" l’horloge est réglée par l’organisation sur le temps des "groupes d’âge" qui sont partis 15mn après les "pros"… ceci explique cela. Peu importe le temps sur la vidéo, la seule chose à en retenir c’est la phrase qui tue et justifie tous les efforts accomplis à l’entraînement et en course : "PIERRE YOU ARE AN IRONMAN" –> Oh yeaaaaahhhhhh ;-)

Tertio : quand je vous disais qu’il n’était plus possible d’avoir une place pour 2014 je ne pensais pas si bien dire. En fait entre les inscriptions sur place du samedi et les inscriptions sur place du lundi matin distribuées en priorité aux bénévoles de cette édition (normal) je ne suis même pas sur qu’il y ait eu beaucoup de places restantes pour les inscriptions par internet. Vidéo trouvée sur le net des inscriptions pour l’édition 2014 le lendemain matin au lever du jour, certains ont tenté de dormir dans le parc avant de se faire mettre dehors par la police et la queue a semble t-il réellement repris vers 4h du matin !!! Impressionnant :-)

Et pour finir une semaine en Arizona inoubliable, je me suis rendu le mardi après la course (j’ai garder le lundi pour récupérer quand même) chez FASTER. Une première pour moi qui avait pu assister à des séances de soufflerie de l’extérieur mais qui n’avais jamais pu "prendre l’air" à l’intérieur ! FASTER est un centre très réputé et unique aux Etats-Unis qui regroupe en un seul et même bâtiment un magasin, un centre de positionnement, une soufflerie et un centre de récupération pour athlètes. Je suis arrivé à 10h le mardi matin et suis resté jusqu’à 16h (en sortant je ne vous cache pas que j’avais comme une envie de déjeuner 48h après avoir fini un Ironman…). Après une visite des lieux et pleins d’explications nous sommes rapidement passés au travail avec un premier passage en soufflerie pour évaluer en point de départ la position que j’avais pendant la course (pas si mauvaise d’un point de vue aéro soit dit en passant… mais pas très économique pour le bonhomme non plus). Nous avons ensuite passé plusieurs heures à optimiser ma position avec pour objectifs des gains aéro cela va de soit mais pas seulement. Ensuite nous sommes retournés en soufflerie pour une heure de test ayant pour but de valider la nouvelle position, de l’affiner tout en tentant d’y associer le matériel le plus adapté (casque, maillot). Je vais vous épargner les résultats qui sont de bons gros tableaux, pas que je ne veuille pas partager mais c’est un peu indigeste et même si vous souhaitiez reproduire mes résultats le risque est grand que vous dégradiez votre position plus qu’autre chose. C’est la grande leçon que j’ai retenu de cette journée, nous avons testé des choses qui apportaient des gains sur une majorité de cyclistes et qui étaient négatifs sur moi et inversement. Mon petit gabarit y est sans doute pour quelque chose mais pas que… bref c’est pas aussi intuitif qu’il n’y paraît l’aéro d’où l’intérêt de cette petite visite :-) .

Une petite pellicule des options testées quand même ci dessous, certaines testées à tous les angles avec le plateau tournant, d’autres seulement à 0° pour gagner du temps et pouvoir essayer plus d’options. Je vous laisse sur ces dernières images, vous souhaitant un bon hiver, de bonnes fêtes et pour les sportifs un bon enchaînement récupération puis préparation pour les uns ou encore de bonnes compétitions hivernales pour ceux qui ne coupent pas. On se retrouvera bientôt. Comme toujours, d’ici là… (s)portez-vous bien !

Pyf

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Debrief IRONMAN ARIZONA : PYF Finisher VS PYF Performer

A occasion exceptionnelle, rapport de course exceptionnelle puisque écrit et mis en ligne à plusieurs milliers de mètres d’altitude via le réseau WIFI de mon avion DELTA Phoenix-Detroit ! On arrête pas le progrès :-) !

Avec presque 72h de recul maintenant, je ne sais pas s’il est plus facile de vous faire partager cette expérience qu’était mon premier Ironman. Certaines émotions à chaud se sont quelque peu atténuées et ont laissé place à un peu de réflexion/remise en question quant au pourquoi de ce mal de ventre qui m’a arrêté à pieds… c’est le perfectionniste en moi qui parle (on l’appellera Performer) mais ce petit saligot est têtu et je n’arrive pas à le faire taire dans un coin de ma tête. Le fait que je n’ai quasi aucune courbature depuis trois jours tend à me conforter dans l’idée que je ne me suis vraiment pas exprimé comme je l’aurais du à pieds. Il y a un mois après le semi-marathon de Bourges, course qui n’a duré « qu’1h14mn26s » je suis resté 3 jours sans pouvoir marcher, là après un Ironman rien de tout ça, bas du dos et fessiers un peu tendus, quadriceps un peu durs, mais vraiment rien à la hauteur de la durée de l’épreuve et pas du tout ce à quoi je m’attendais. Vous pourriez me dire « bah t’avais qu’à courir plus vite et te faire un peu mal fainéasse plutôt que de pleurnicher maintenant » et vous auriez… raison, malheureusement mon idiot de ventre en a décidé autrement.

Bon ne me faîtes pas dire ce que je n’ai pas dit, je suis hyper content et fier d’être Finisher d’un Ironman, j’ai pu cocher dans ma liste des rêves sportifs le dernier qu’il me restait et ça ça n’a pas de prix. Il y a cette joie extraodinaire de l’avoir fait et cela excuse presque la fracture de la clavicule du mois de juillet, sans celle-ci j’aurais peut-être été fatigué en fin de saison et j’aurais peut-être encore reporté ce défi à plus tard. Là n’ayant pu nager jusqu’à mi-fin septembre, c’était génial de se préparer pour un beau défi sans avoir l’impression de passer à coté d’autres courses pour privilégier la préparation pour l’Ironman puisque de toute façon je ne pouvais m’aligner nulle part.

Et puis à la joie du « Finisher » vient s’opposer la petite voix du « Performer » qui lui me dit « Comment t’es tu débrouillé pour choper un mal de bide pareil ? T’avais juste à courir non stop pour faire le marathon en moins de 3h et tu serais rentré sous les 9h »… oh qu’il m’énerve ce petit bonhomme, car au fond de moi je sais qu’il a raison :-( !

Aller rentrons dans le détail et voyons pour chaque discipline le bon (ce qu’a à dire le Finisher) et le moins bon (vous l’aurez compris la voix du Performer), petit hommage à mon idole Renaud avec « le Renaud et le Renard » en quelque sorte !

NATATION (3,8km – 1h02)

Le bon : Déjà une fois n’est pas coutume j’étais prêt bien en avance, l’aire de transition hyper bien organisée (je reviendrai sur l’orga) y fut surement pour quelque chose. Je n’avais jamais nagé 3,8km en eau libre et j’en suis venu à bout dans un temps inférieur à ce que j’espérais. Je craignais d’avoir mal à mon épaule encore convalescente, d’autant que je n’avais pas enfilé de combi depuis le Xterra France mais à ma bonne surprise il n’en fut rien. Je ne suis même pas sorti dernier des pros de l’eau, ils restaient des sacs d’athètes pros dans l’aire de transition, c’est assez rare pour être signalé !

Le moins bon : Mon manque de professionnalisme, j’aurais du me rendre sur place à 6h45 la veille ou l’avant veille pour repérer si le soleil était déjà en train de se lever et donc éblouissant ou non, les courbures un peu « bizaroîdes » de Lake Tempe, etc. Il y avait en effet du temps à gagner en orientation sur ce parcours. J’ai acheté des lunettes miroir à J-2, on m’avait bien prévenu « attention à la buée sur des lunettes miroir » et ça n’a pas raté, j’avais bien préparé mes lunettes mais finalement j’ai fait un très mauvais choix, jamais eu le soleil pleine face finalement sur l’aller (pas encore vraiment levé) et entre les verres très foncés et la buée je n’y voyais pas à 20 mètres. Du coup à passer mon temps à essayer de voir où j’allais j’ai eu du mal à poser ma nage et j’ai beaucoup creusé le bas du dos d’où des douleurs sur le retour. Je n’ai pas mis le GPS dans le bonnet (j’ai hésité longuement et je l’ai finalement joué simplicité) donc je peux pas être 100% affirmatif mais j’ai du faire beaucoup de chemin bien inutile sur cette première discipline.

Bilan natation : le Finisher l’emporte largement quand même, je m’en suis bien tiré quand on sait d’où je reviens en natation (vous m’auriez vu nager ne serait-ce que 4 semaines avant la course, vous comprendriez de quoi je parle). Finisher 1 – Performer 0 ;-) .

VELO (180km – 4h48) –> courbe et détails sur Trainingpeaks, cliquez ici.

Le bon : Mon vélo était hyper bien préparé, j’avais pile ce qu’il fallait de ma boisson préférée et en apports solides. Le chrono de 4h48 est un peu en dessous de ce que je souhaitais faire et les petits calculs mentaux que je me suis appliqué à faire pendant l’épreuve (du fait qu’il y avait trois tours il était facile d’avoir des repères) m’ont autorisé à relâcher les watts sur le dernier tour dans le but d’arriver plus frais sur la course à pieds.

Le moins bon : en sortant dans les derniers pros de l’eau mais devant les amateurs, j’ai fait tout le vélo tout seul, je n’ai à aucun moment pu profiter d’un quelconque effet de groupe (dans les règles du drafting bien entendu). Les pros que j’ai rattrapés allaient beaucoup moins vite que moi et le seul amateur qui m’a doublé allait un poil trop vite pour moi. Pour être dans mon allure il a donc fallu faire 100% de l’épreuve tout seul. Pas top non plus, les fessiers hyper tendus à partir du deuxième tour, peut-être parce que ma selle était 1mm trop haute, à moins que ce ne soit les 3,8km de natation avant, en tout cas ce ne fut pas très agréable et ce n’est pas quelque chose que j’avais ressenti sur les entraînements.

Bilan vélo : là aussi le finisher l’emporte, très bon chrono si l’on considère que je fais 58kg et que le parcours ne me convenait par conséquent pas du tout, bonne gestion qui m’a permis de rentrer dans l’aire de transition pour attaquer la course à pieds dans une situation idéale à savoir avec moins de 6h, avec une bonne fraîcheur physique et bien alimenté. Comme je l’ai dit dans mon article post-course précédent, dans un monde parfait ne me restait qu’à courir moins de 3h pour franchir la ligne sous les 9h… mais vous connaissez déjà la suite. Finisher 2 – Performer 0.

COURSE A PIEDS (42,195km – 3h25) –> courbe et détails sur Trainingpeaks, cliquez ici.

Le bon : J’ai fait une transition très rapide pour attaquer la CAP. J’ai couru mon premier marathon :-) ! Sur les premiers kilomètres l’allure pour courir moins de 3h me semble hyper facile à tenir avec vraiment une foulée très « smooth » au regard des efforts déjà consentis avant. Le choix des chaussures, j’ai mis longtemps à trouver mais elles ont été juste parfaites ! Le premier semi-marathon, même si j’ai rapidement été malade et que j’ai du m’arrêter une première fois aux toilettes durant le 7ème kilomètre, je suis quand même passé à 21,1km en 1h32mn23s, problème il restait un second semi à effectuer. Bons aussi furent les 3-4 derniers kilomètres, après 1h galère, mon ventre a fini par me laisser en paix et j’ai retrouvé une super foulée dans le final, reprenant même d’autres coureurs dans la dernière longue ligne droite.

Le moins bon : Je n’avais pas bien étudié les boissons disponibles sur les ravitos et il aurait été fort judicieux de s’entraîner avec les jours/semaines avant la course. Dès le premier ravito c’est eau ou boisson énergétique Powerbar Perform. Je sais pertinemment qu’il ne faut pas abuser de l’eau pure surtout sur du long et dès le premier gobelet de Powerbar Perform je me rappelle que c’est le genre de boissons très chimiques que je déteste, le genre avec colorants qui laissent votre bidon jaune/orange même quand vous le rincez cinq fois ! Je pars donc dans l’idée d’alterner un ravito avec boisson énergetique et un ravito avec eau. Je n’ai pas voulu courir avec une ceinture avec mes bidons car cela m’est assez désagréable mais sur du long comme ça et compte tenu de ma sensibilité il aurait fallu faire l’effort. Le second arrêt aux toilettes… 5mn de perdues dans une cabine qui pue, rires ! Le temps pourri sur marathon avec beaucoup de marche à pieds (alors que j’étais venu pour courir), 3h25… je pense être capable de le reproduire n’importe quand même sur la neige cet hiver, c’est dire la contre-performance. Ah et sinon il paraît que l’immodium ça marche bien pour passer une journée plus tranquille… dommage que je n’accepte pas de prendre de genre de choses, si je pouvais revenir en arrière je ferais sans doute une exception ;-) . Paraît aussi que si j’avais été plus malin je n’aurais pas mangé de légumes verts le samedi midi, les erreurs du rookie (débutant) ! Pire souvenir à 1h48 quand j’ai passé un ravito en marchant comme je le fais parfois mais qu’en sortant du ravito je n’ai pas réussi à recourir (trop mal au ventre) et j’ai continué à marcher, c’est le tournant de la course… celui où j’ai compris que je n’allais pas sortir du trou si facilement. Et dernier mauvais point, quand j’ai commencé à marcher j’ai compris que j’avais perdu mon pari avec Anthony Pannier (mettre entre 9h01 et 9h11) et du coup je me suis rappelé que quand on rentrait on était bons Caro et moi à inviter Anthony et Emilie au resto chinois, ce fut le pire moment de la journée, rires !!!

Bilan CAP : le Performer l’emporte, j’ai pris goût à la course à pieds et j’avais géré toute la journée pour me faire plaisir sur le marathon, au final je me suis fait plaisir 5km au début et 3km à la fin, tout le reste à été assez compliqué, ce qui ne m’a pas empêché d’y éprouver un certain plaisir car à aucun moment je ne me suis dit que j’allais abandonner, je savais que j’allais terminer, je ne savais simplement pas combien d’arrêts toilettes cela prendrait ni combien de kilomètres en marchant. Finisher 2 – Performer 1.

BILAN IRONMAN (9h21mn18s – 56ème scratch et 33ème Pro) –> résultats complets ici vous me trouverez en page 2.

Au diable le Performer, je suis un IRON MAN, pas sous les 9h que le Performer a cru pouvoir chasser quasi toute la journée mais en 9h21mn18s ce n’est quand même la cata non plus (je suis bien conscient que beaucoup paierait pour un chrono comme celui là). J’ai su rebondir sur l’objectif initial quand les choses se sont compliqués, être finisher et si possible sous les 9h30 et j’ai apprecié le voyage autant que la destination, je crois que j’ai même apprécié les mauvais moments, la finish line d’un IRONMAN ça se mérite et même si je n’ai pas été confronté aux gros soucis musculaires qu’une course pleine m’aurait peut-être amenée en fin de marathon, j’ai surmonté les obstacles qui se sont présentés à moi. Sur les triathlons plus courts la 4ème discipline ce sont les transitions avec le temps qu’on peut y perdre ou y gagner, sur Ironman la 4ème discipline c’est la nutrition, c’est une bonne leçon de prise et si je dois donner un conseil à quelqu’un ça sera d’être plus malin et mieux préparé que je ne l’ai été de ce coté là.

Et l’ami Performer, tu peux te dire que j’ai quand même essayé de te faire plaisir, j’aurai pu rouler tout cool en vélo et courir tranquille, en ne prenant aucun risque je n’aurai pas pu faire mieux que 9h15 mais j’aurai sans doute fait 9h15… là j’ai essayé de te faire plaisir en allant chercher les 9h, sincèrement désolé que ça n’ait pas marché ;-) .

BILAN ORGANISATION

Un énorme coup de chapeau à l’organisation qui est super bien rodée, à l’ensemble des bénévoles et des supporters, l’ambiance sur cette course est juste exceptionnelle ! Même dans la douleur le marathon restera rien que pour ça inoubliable. Si vous aimez les parcours relativement roulants et les courses à grosse ambiance, Ironman Arizona est fait pour vous. Par contre c’est déjà plein pour 2014 (course pleine dès lundi matin pour l’an prochain) il faudra donc attendre 2015 maintenant pour s’y frotter.

Ne me restera plus qu’à poster photos et vidéos et à vous raconter mon mardi (J+2 après la course avec une truc assez sympa de fait) à mon retour ce que je ne manquerai pas de faire.

(S)portez-vous bien !

Pyf

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Explosion en plein vol à pieds (le bide qui a lâché :-( ) mais contrat rempli quand même : "I AM AN IRONMAN" !

Je vous ferai le compte rendu complet d’ici peu, mais en quelques mots je suis bien finisher de mon premier Ironman, tout s’est relativement bien passé jusqu’à la CAP. Ensuite en CAP j’ai payé ma sensibilité aux boissons un peu chimiques des ravitos (à vouloir trop bien s’alimenter tout le temps j’en suis devenu sensible aux boissons chimiques et/ou que mon corps ne connaît pas, pas bon pour un Ironman) et alors que j’étais dans l’allure pour courir moins de 3h et donc un finish en moins de 9h les ennuis ont commencé. Aucun regret, le moins de 9h c’était l’objectif secret dont je ne parlais pas dans l’hypothèse où tout se passerait magiquement bien, vous savez… au pays des Bisounours. Là je suis resté dans l’objectif raisonnable (9h à 9h30) : 9h21mn18s c’est quand même plutôt pas mal avec les 180 bornes de vélo à 37,2 km/h de moyenne (4h48)… avec le gabarit que j’ai (j’ai quand même pas le physique d’un Cancellara… voir photo ci-dessous, rires ;-) ) je peux difficilement espérer mieux sur un parcours aussi roulant.

Un grand bravo à Denis Chevrot, 4ème PRO ! Et un autre grand bravo à Dominique Chalencon qui a été top avec moi cette semaine, sa femme et son fils aussi d’ailleurs (merci pour tout), il termine 3ème en groupe d’âge M50-54, en espérant qu’il y ait un slot pour Kona demain à la suite de ce résultat !

Comme souvent je finis par une petite photo (zoomable en cliquant dessus) sur la partie vélo. C’est la seule que j’ai pour l’instant, merci Yann ! A demain pour le debrief complet.

Merci encore pour tous les encouragements et les félicitations reçus, que ce soit par email, Facebook, SMS, pigeon voyageur pour les plus audacieux ;-) , etc.

(S)portez-vous bien !

Pyf

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IRONMAN ARIZONA : tout ce qu’il faut savoir à quelques heures du départ !

Un dernier point d’avant course à seulement quelques heures du départ, j’espère que le prochain sera pour vous dire que tout s’est bien passé !

Je ne vais pas vous faire un beau récit ce soir, plus trop la tête à bien écrire (mes excuses si je fais des fautes d’ailleurs) mais juste quelques infos à vous donner, alors dans le désordre…

Pour suivre la course, l’idéal en retenant mon numéro de dossard à savoir le 34, ça se passera ici : http://www.ironman.com/triathlon/coverage/athlete-tracker.aspx?race=arizona&y=2014#axzz2klq630A0

La météo annoncée semble bonne et étonnamment tempéré (entre 20 et 25° l’après-midi pour le marathon) contrairement au milieu de semaine qui était assez caniculaire.

3000 participants prendront le départ avec environ 70 « pros » hommes dont la majorité beaucoup plus PRO que moi bien sur…

Au programme : 3,8km de natation dans le lac de Tempe, 180km de vélo relativement plats sur 3 tours identiques (embouteillages à prévoir dans les 2nd et 3ème tours), 42,195km à pieds (un marathon quoi) sur 2 tours avec des portions goudron et des portions terre/chemin.

Mes pronostics un peu larges mais je l’espère réalistes :

  • j’espère entre 1h06 et 1h10 dans l’eau, je suis capable de mieux en temps normal mais je n’ai pas encore retrouvé mon niveau de juillet (avant fracture de la clavicule) donc un 1h06 serait déjà « royal ».
  • entre 4h50 et 5h05 en vélo (grosso modo 36 à 37km/h de moyenne, pour rappel en roulant seul = interdiction de rouler moins de 10m derrière quelqu’un = drafting interdit en langage triathlète), pour les spécialistes de la puissance je vais tenter de tenir entre 205 et 220 watts de moyenne, j’ajusterai cet objectif en fonction des sensations.
  • entre 2h55 et 3h15 à pieds… 2h55 c’est le mode très optimiste sans coup de moins bien, 3h15 c’est si je passe au travers mais pas complètement, ensuite reste l’inconnue du vrai coup de moins bien qui pourrait faire que ça fasse beaucoup plus. La réponse arrivera en course.
  • total espéré entre 9h et 9h30 en comptant 5mn pour le cumul des deux transitions

Alors stressé ? Clairement oui plus que sur les autres épreuves. On rentre dans l’inconnue, un truc que je n’ai jamais fait et qui sort de ma zone de confort et de connaissance de mon corps. C’est quelque chose que je ne ressens pas souvent, en fait uniquement pour les trucs un peu « fous »… bref il y a l’Ironman et la Cape Epic. La Cape Epic je l’ai fini deux fois et ça c’est super bien passé, j’ai très envie qu’il en soit de même pour cette première sur distance Ironman et même si je suis stressé j’ai beaucoup de visions positives sur cette journée à venir. J’ai ce sentiment que mon corps et ma tête vont agréablement me surprendre comme elles l’ont fait par le passé à la Cape Epic alors que pendant des années je m’imaginais complètement incapable de finir une aventure pareille. Même si le stress est présent je vais tout faire pour l’évacuer une fois le départ donné pour pouvoir apprécier le voyage au moins autant que la destination (ce n’est pas de moi ;-) ).

Le début d’une longue série sur cette distance ? Peu importe le résultat de demain, c’est comme on dit en anglais un « one shot », c’est un Ironman et puis c’est tout. La préparation a été longue, prenante et sur le plan perso d’autres projets vont démarrer (construction d’une maison, etc.) qui font qu’après cette course et quelque soit le résultat et le plaisir (ou l’enfer) ressenti, je reviendrai sur des distances dans ma zone de confort (Xterra, Half Ironman, CD ou distance M).

Mon matériel : c’est mon vélo LOOK 576 habituel avec quelques sympathiques nouveautés comme les nouvelles pédales LOOK Keo Blade 2 (plus besoin d’avoir une pédale spécifique Aero, la Keo Blade 2 est aéro et légère le tout en un seul modèle!), le pneu avant GP4000S 2 (merci à Continental qui m’a livré quelques jours avant mon départ sur ce pneu pas encore disponible), la toute nouvelle selle triathlon Fizik Tritone, une transmission bien optimisée (dérailleur arrière cage Berner, traitement de surface Atomic sur les composants et chaîne KMC X10-SL), le nouveau bidon Xlab Torpedo à l’avant. Bref si je n’avance pas je ne pourrais pas mettre ça sur le dos du vélo ! Pour la natation c’est ma fidèle Combi Huub Archimedes avec des lunettes écran miroir car la moitié de la natation est à effectuer face au soleil levant à 6h45. Enfin pour la course à pieds, j’ai mis longtemps avant de trouver des chaussures avec lesquelles je me sentais de courir un marathon, mon choix s’est finalement porté sur des Newton Energy NR. Et comment parler matos sans parler nutrition, j’ai l’impression que mon vélo est une citerne doublé d’une usine de barres de céréales… c’est le prix à payer pour faire tout le vélo avec la nutrition à laquelle on est habitué, pour moi ça sera Punch Power BioDrink fruits rouges et des barres Punch Power, depuis la Cape Epic cette année je me suis aperçu que sur des épreuves très longues je préférais le solide au liquide.

Je finis sur une photo du matériel ci-dessous (cliquez dessus pour la voir en grand). Une petite pensée pour moi à partir de 14h45 heure française ne pourra que me donner plus d’énergie. Merci et à très vite après la course pour déjà vous dire si je suis allé au bout !

En espérant que demain à cette heure j’ai moi aussi entendu comme tout bon triathlète qui se respecte la phrase magique : "YOU ARE AN IRONMAN" :-) !

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