Un petit bonjour de Maui après plusieurs semaines de silence. Entre coups de bourre, coups de barre, coups de bambou, coups au moral et petits coups de déprime, la plume (enfin plutôt le clavier) n’était pas en haut de la liste des priorités et envies. Il faut parfois une rupture franche pour se remettre la tête à l’endroit, comme si un voyage au bout du monde s’imposait ! A plusieurs reprises en septembre / début octobre j’aurais pourtant annulé ce dernier déplacement de la saison si j’avais pu, mais les billets étaient pris depuis le mois de juillet (quand j’avais la forme) alors bon ça aurait été idiot de ne pas les utiliser. Alors certains diront que ça fait un peu enfant gâté de vouloir annuler une semaine à Hawaï mais quand la fatigue est à son paroxysme et par voie de conséquence la forme ras des pâquerettes, on se voit déjà mal faire un tel voyage (+ décalage horaire) et surtout on se sait condamner à une performance loin de son niveau, ce qui n’est pas forcément facile à accepter.
Mais pourquoi tant de négatif me direz-vous ? La réponse est simple, j’ai surestimé mes forces à plusieurs reprises cette année et mon corps a su me le rappeler.
Pour reprendre le titre de cet article, disons que je me suis servi :
- En entrée une vie personnelle / de tous les jours bien chargée ; Caro a passé une année à Lyon avec les déplacements et déménagements associés, nous nous sommes fait voler une voiture là bas qui sera ensuite retrouvée (je ne le vous souhaite pas, une vraie galère). Nous avons déménagé en septembre dans une maison et essayons de vendre l’appartement dans lequel nous vivions. Je me suis fait pirater ma carte bleu également fin août / début septembre avec de gros montants débités à la clé, assez comique également et j’en passe et des meilleurs.
- En plat principal une grosse année chez Look du coté VTT, le lancement de notre gamme a procuré plein de bons moments et parfois un peu de fierté je l’admets mais aussi son lot de déplacements pour les différentes présentations, salon, essais etc. qui sont venu s’ajouter à ceux pour les courses.
- Et au milieu de tout ça, on dira en dessert pour la suite logique, je me suis infligé un calendrier sportif (entraînement + compétitions) dont je peux dire après coup qu’il était franchement optimiste. Entre la Cape Epic, la saison européenne Xterra, le championnat du monde cross-triathlon, quelques courses VTT et en fil continu la découverte de l’entraînement triathlon j’ai puisé assez loin dans les réserves notamment avec les déplacements qui venaient toujours se caser ric-rac au milieu du boulot. Du coté des blessures qui fatiguent (le corps et l’esprit) il y a la périostite que je traîne depuis février et pour couronner le tout je suis venu ajouter cette sub-luxation de l’épaule gauche en septembre (oui oui le même mois durant lequel j’ai déménagé, me suis fait pirater ma carte, suis allé sur les salons, suis tombé malade forcément avec tout ça… comment ça ça fait beaucoup???).
Et l’on obtient donc en addition salée un petit bonhomme au bout du rouleau (pas de printemps… le rouleau… Caro et mes proches comprendront, car j’en mange des tonnes). Cependant comme souvent une fois au plus bas deux phrases « leit motiv » me reviennent en tête :
- « Tout ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort », pas grand chose à comprendre si ce n’est que ça remonte un peu le moral de se dire ça.
- « Everything happens for a reason », là c’est un peu plus subtil, je ne suis pas croyant donc je ne vais pas dire que c’est le Bon Dieu qui a fait que (mais je respecte ceux qui le comprennent ainsi)… par contre je crois plutôt dans la mémoire du corps, les actes manqués et les accidents qui n’en sont pas vraiment quand dans la majorité des cas ils se produisent comme par hasard quand on est cuit.
Alors quand en cette fin de saison je ne tiens plus debout, je me dis dans un premier temps que j’en ressortirai plus fort (ça c’est pour le moral) mais surtout pour en ressortir plus fort je médite un peu sur ce que j’ai fait de travers. Des fois j’ai du mal à trouver et comprendre mais alors cette année pas besoin de se faire un nœud au crâne ça me saute aux yeux, mais de trouver ne permet pas de ne plus subir les conséquences immédiatement alors d’abord je fais le championnat du monde comme je peux, ensuite je m’accorde une coupure de quatre semaines comme un espèce de hard reset (petite parenthèse pour dire que 4 semaines je trouve ça trop en temps normal car ça fait beaucoup baisser les capacités physiques mais quand on est cramé il faut accepter de repartir de très bas mais reposé) et dans la foulée je reprends l’entraînement en tirant les leçons de ce qui m’a amené dans cet état.
Bon pour ne pas faire plus long, on reparlera de mon programme entraînement et course 2012 pendant la coupure (regarder plus loin que mon état actuel me motive énormément ces jours ci). En attendant demain il faudra quand même tout donner avec les moyens du bord, je n’espère rien de bien comme ça pas de risque d’être déçu mais au moins je reconnais les nouveaux circuits, ça me sera utile pour l’an prochain.
Ah par contre, surveillez les athlètes sur Look 920 (le meilleur vélo bien sur
, comment ça je n’ai aucune objectivité ???
) Marion « Bubu » Lorblanchet en Pro femmes et Marvin Gruget en groupe d’âge 15-19 ans. Envoyez du lourd les amis, c’est tout le mal que je vous souhaite !
A très bientôt,
Pyf
Ps : au cas où je n’ai pas été assez clair, je vous promets de tout donner quand même demain avec les moyens du jour et advienne que pourra !!!
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Quelques photos tout de même, la dernière c’est la plage sur laquelle se déroulera le départ natation (avec probables vagues et courant) et la fin de la course à pieds :








