Course sans faute à Maui… avec les moyens du moment… mais pleins d’enseignements à en tirer !

Retour à Maui après trois ans d’absence, c’est toujours aussi paradisiaque et si ça n’était pas si loin de chez nous je pense qu’on prendrait volontiers un abonnement pour y passer toutes nos vacances. Cette semaine (six jours sur place pour être précis) ce n’était pas de vacances qu’il s’agissait et c’est conscient de la chance que j’ai de pouvoir venir ici mais non sans un pincement au cœur de rater neuf jours de la vie de ma fille que je suis venu me confronter aux meilleurs de la discipline que j’avais un peu délaissée : le Xterra.

2010 : je découvrais, je gagne mon groupe d’âge (20ème au scratch toutes catégories) alors que la course se disputait encore à Makena Beach au sud de l’île, souvenir magique !

2011 : après une Cape Epic VTT en mars puis la saison entière sur le circuit Xterra Europe, c’est surement l’année où j’étais le plus en mesure de me rapprocher du top 10 mais une crevaison en VTT en avait décidé autrement.

2012 : j’ai commencé à limiter mes apparitions sur Xterra et le VTT à l’entraînement pour profiter de ma passion grandissante pour les triathlons longue distance sur route, le résultat s’en est fait sentir (26ème pro / 28ème au scratch). C’était cependant avant toute chose notre voyage de noces avec Caroline (qui avait aussi fait la course) et ces vacances cette fois restent donc de loin mes meilleurs souvenirs ici !

Alors voilà 2015 était une année où j’espérais faire un beau retour ici, mais j’ai pris un vilain abonnement pour une fracture de la clavicule tous les deux ans en été et ça a eu raison de ma bonne volonté.

Début octobre je finissais péniblement 12ème du Tri-Roc, sur des parcours il est vrai en parfaite opposition en terme de difficulté à ceux que l’on trouve à Maui, mais ça ne laissait forcément rien augurer de bon.

Manque de consistance dans l’entraînement depuis un an entre construction maison puis bébé puis blessure, manque d’appuis en natation suite à la blessure et gros manque de confiance en descente en VTT sachant que la moindre chute serait aujourd’hui synonyme de retour à la case départ puisque la consolidation n’est pas terminée. J’aurais pu baisser les bras mais ce n’est pas dans mes habitudes alors je suis là et je me dois de rendre une copie honnête. L’inconvénient d’avoir passé la trentaine et d’être papa c’est que je vois beaucoup plus le danger qu’avant, par contre j’ai reçu en échange un peu de sagesse, comme si l’expérience de plusieurs années de compétition pouvait enfin m’être profitable.

Alors parlons de cette course😉 .

Une fois n’est pas coutume, je suis sorti du parc en avance, sans avoir rien oublier, bref il a failli neiger à Hawaï par ma faute !

Le départ natation est à 9h pour les pros et à 9h05 pour les groupes d’âge homme (avec les groupes d’âge femme dans la foulée). Sachant qu’il y a souvent des nageurs exceptionnels en groupe d’âge qui vont sortir en 20mn (soit aussi vite voir plus vite que les meilleurs pros) j’ai un objectif qui est d’aller 5mn moins vite que les meilleurs « GA » pour avoir le moins de monde possible avec moi au départ du VTT, sachant qu’on arrive assez vite dans des singletracks. 25mn en mer en théorie ça doit pouvoir se faire sauf qu’en pratique je sors toujours en plus de 27mn à Maui. Verdict : je nage propre, je m’oriente à priori pas trop mal, je suis plutôt zen et fier de moi quand soudain à la dernière bouée je me fais déposer par les premiers GA puis par des petits paquets de GA peu de temps après. La natation n’a pas été stressante mais l’objectif est complètement manqué, ça se confirme quand j’arrive dans l’air de transition, il n’y a plus d’autres vélos pros homme que le mien, la bonne blague ! Environ 26mn30s donc plutôt mieux que les autres années sauf que la mer était assez calme et donc tout le monde est allé un peu plus vite que d’habitude, en gros mon 26mn30s de ce matin équivaut au 27mn des autres années. Je sors mon joker « fracture de la clavicule », ça c’est une bonne excuse😉 .

Voir la natation : ici.

Ah j’oubliais, la première transition est longue et en montée, loin d’être facile après s’être fait un peu brasser par l’océan, comme j’ai pour une fois tout enregistré vous pouvez la voir ici.

Vient ensuite le gros morceau, le VTT, j’ai beaucoup doublé et ne me suis fait doubler qu’une fois et globalement j’ai souvent été seul bien isolé, c’est plutôt agréable mais cela signifie aussi que je n’ai pas remonté autant de pros qu’il aurait fallu. Je grimpais plutôt bien aujourd’hui mais le problème était ailleurs : quand au Roc je descendais à 60% de mes moyens avec une peur bleue, j’ai ici réussi à hausser mon niveau à peut-être 80% de mes moyens, le parcours étant assez technique cela signifie que j’ai fait un temps honnête en VTT mais pas un très bon temps, or c’est ce qu’il aurait fallu pour combler beaucoup plus de mon retard en VTT. Ceci étant dit physiquement j’ai parfaitement géré mon effort, c’est la technique qui a fait défaut. Voir le difficile parcours VTT : ici. Et tant que j’y suis j’ajoute la seconde transition qui est sans grand intérêt puisqu’assez rapide : ici.

J’ai dit que le gros morceau était le VTT, c’était assez vrai en temps que la discipline représente dans le total de l’épreuve mais je me demande si ici le gros morceau n’est pas le trail. Courir un trail de 10km avec un dénivelé énorme et un final plat mais dans le sable sur la plage, le tout dans une fournaise et après avoir déjà fait trempette + une belle ballade VTT, voilà le programme de ce trail à Maui. J’ai parfaitement géré jusque là pour faire un beau trail et c’est ce que j’ai fait MAIS avec mon niveau de cette année qui est bien en deçà de ce qu’il a été. En soit je suis toujours capable de courir aussi vite « à sec » ou presque mais c’est du triathlon et en triathlon le niveau que l’on a sur les deux premières disciplines détermine souvent ce que l’on est capable de faire sur la dernière. A mon meilleur niveau en 2012 je perdais 4mn sur Javier Gomez qui n’est pas le premier venu à pieds, cette année je perds 8mn sur le meilleur temps à pieds et en ayant eu une gestion parfaite de ce trail. C’est à l’image de ma journée, parfaitement gérée mais un cran en dessous de ce que je me pense capable de faire (mais peut-être que je me trompe). Quand je vous dis que la gestion était parfaite la courbe (ici) vaut vraiment le coup d’œil car elle en est l’illustration, les pulsations sont montées progressivement sur quasi 49mn pour atteindre 182 dans les derniers 500m (plage + ligne droite d’arrivée) avec un 170 de moyenne.

Pour ça que je ne me cherche pas d’excuses, j’ai abordé la course et tout négocié comme il fallait et je finis vraiment bien, d’ailleurs quelques heures après la course les jambes vont bien en dépit de l’effort intense et c’est le haut du corps qui couine : épaules et bras bien courbaturés, preuve que j’ai aujourd’hui consacré beaucoup trop de mon énergie à sortir de l’eau et à tenter de ne pas tomber en VTT (crispation).

Ah mais le résultat me direz-vous ? C’est vrai que j’ai beaucoup parlé du process mais pas du résultat. 23ème dans le classement scratch pro (avec deux femmes extra-terrestre que je n’ai pas repris en vélo car mon retard était un peu trop important après la natation), donc 21ème homme pro et dans le grand scratch ça doit faire 30ème à plus ou moins une ou deux places. Ça ressemble à mon résultat de 2012, donc plutôt honnête, je visais objectivement la 30ème place scratch au vu de tout ce que j’ai évoqué précédemment MAIS je ne peux plus venir ici pour faire 30ème au scratch ou 20ème pro. Comme je le disais en introduction, je ne viens pas à Maui pour les vacances, je me dois de venir chercher une évolution dans ma pratique, la stagnation étant l’ennemi de la motivation (c’est ce qui m’a d’ailleurs fait arrêter le VTT en 2010 pour me mettre au tri). Donc… bah non je ne vais pas vous donner la réponse de suite, déjà il ne faut jamais prendre de décision à chaud et puis je ne suis pas tout seul à décider, j’ai une famille et c’est aujourd’hui ma première priorité et j’ai aussi un employeur et des partenaires avec qui je dois en discuter. Ça sera l’objet d’un prochain post dans quelques jours, dans lequel je tenterai aussi d’inclure les résultats complet et les photos.

Temps pour moi d’enfiler une tenue correcte et de rejoindre les amis Dijonnais avec qui nous nous rendons au dîner de clôture de l’épreuve et remise des récompenses, c’est aussi ça ce Xterra Maui, un des plus beaux événements sportifs auquel il m’ait été donné la chance de participer (la Cape Epic reste tout de même en tête😉 ).

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Reprise au Soulor-Aubisque « sous contrôle » – au Tri Roc beaucoup moins ! 2/2

Avant de décoller pour Maui la partie 2 du billet commencé la semaine dernière.

J’en étais donc resté sur le fait que j’avais réussi à grimper le Soulor et l’Aubisque le 20/09 et que ça avait été vraiment sympa !

S’en est suivie une semaine de récupération ce qui me laissait ensuite dix jours jusqu’au Cross-Triathlon du Roc d’Azur plus connu sous le nom de Tri-Roc. Le petit hic c’est que « petit coeur » comme on l’appelle un peu trop souvent à la maison (au point où on n’est pas bien sûrs si elle est bien consciente que son prénom est Emmy😉 ) a choisi la même période pour avoir mal aux dents et sa maman qui a cette année des élèves de petite section en classe a commencé à ramener les angines des « gamins » à la maison. C’est gentil de partager les filles… mais petites nuits + microbes en vente libre à la maison = pyf malade bien comme il faut à huit jours du Roc. Moi qui a passé quasi quinze ans sans être malade je ramasse depuis un an, un an qui correspond à une hygiène de vie un peu dégradée : construction de la maison et pas de sport l’hiver dernier et nuits régulièrement incomplètes depuis avril. Il n’y a pas de secret…

En parallèle en voulant reprendre un peu plus sérieusement la natation en vue de Maui je réveille des grosses douleurs dans ma petite clavicule. Angine + mal à l’épaule vont m’éloigner de la piscine les 8 jours avant le Roc et vont aussi m’éloigner des autres disciplines car de toute façon je ne suis plus bon à rien. Bon comme j’allais au Roc pour le boulot de toute façon le Tri-Roc était l’occasion de refaire du sport après 4 jours sans rien du tout. Au matin de la course ça va un peu mieux, assez pour que je tente de prendre le départ, le début de guérison est sans doute en partie dû au fait que j’ai filé une partie de mes microbes à notre chef produit pédales et vététiste émérite Alex Lavaud qui lui doit encore m’en vouloir (primo malade je ronflais comme un cochon au Roc et secondo je lui ai filé mes microbes !!!).

Bon allez je tente le résumé de course le plus rapide de l’histoire du site.

NATATION : mer agitée, bonhomme secoué, pas beaucoup d’appui après une semaine sans nager et un bras toujours capricieux, je sors en plus de 25mn pour 1500m… ça doit déjà faire 7-8mn de retard sur Karl Shaw, ça c’est fait.

VTT : le Tri-Roc de 2012 avait 36km de VTT, en 2015 c’est 24km et sachant qu’au Roc quelque soit le parcours il y a toujours 5 bornes roulantes au début et 5 bornes roulantes à la fin quand il n’y a que 24 bornes à faire ça ne laisse que peu de vrai VTT. Un mal pour un bien car comme j’ai mal à l’épaule j’ai peur (de poser la main droite par terre en cas de petite ou grosse chute), comme j’ai peur je commets des erreurs, comme je commets des erreurs j’ai peur… ça pourrait durer longtemps comme ça mais en résumé j’étais bien content de ne passer qu’une heure tout rond sur le VTT. Je suis quand même remonté un peu mais sans plus mais je n’ai pas tout perdu, j’ai craché des trucs pas très jolis un peu de toutes les couleurs pendant une heure, nettoyage de gorge intensif !

CAP : ce fut la bonne surprise de la journée, une fois la gorge et le nez bien décrassés, j’ai couru un honnête presque 11km trail roulant en 40mn à 3mn47s de moyenne si j’en crois mon Garmin ce qui est assez honnête. Au passage merci à Alex D’Oria qui a fait le lièvre quasi un tour alors qu’il participait (et a d’ailleurs gagné) en relais. Ca m’a bien motivé à produire un effort satisfaisant alors qu’il n’y avait plus d’enjeu.

Au final 12ème en 2h09mn46s à 11mn50s de Karl Shaw qui a fait un numéro. C’est beaucoup et en même temps pas tant que ça en étant sorti aussi loin de l’eau et compte tenu des circonstances d’avant la course.

Courbes : natation, vtt, trail.

Résultats : voilà le top 50 (environ 300 au départ), petit message pour ASO, vous avez le seul tri au monde où il n’y a pas de résultats détaillés pour tous les concurrents avec les trois disciplines et les transitions, ça serait bien d’y remédier d’autant que vous avez ces résultats que vous donnez individuellement à chaque coureur sans que ça soit possible d’avoir les temps des autres coureurs.

Galerie photos : ici.

Bon et après le Roc, bah finalement j’ai eu beau beaucoup cracher pendant la course j’ai encore passé quelques jours KO, un effort violent en étant malade ce n’était pas franchement recommendable. Mais j’ai quand même rebondi depuis 10 jours et j’emmène donc 10 jours d’entraînement correct dans mes valises:-) . Pas sur que cela suffira mais en dormant 4 jours non stop avant la course (j’ai 7 mois de sommeil à récupérer😉 ) et en donnant tout ce que j’ai je suis au moins sur de n’avoir aucun regret, le résultat sera ce qu’il sera mais si j’ai la sensation d’être allé au bout je ne pourrais rien regretter.

Je retourne à mes préparatifs. Bientôt des news du soleil…

Pyf

Ps : une bonne trouvaille sur le Roc, les barres Bonk Breakers que je ramenais souvent en grosses quantités lors de mes voyages aux US sont maintenant disponibles en France via Athletes In Motion. J’en connais un qui va de nouveau se régaler lors des prochains entraînements et sur les prochaines compétitions… et oui n’étant pas allé aux US depuis Ironman Arizona 2013 j’étais en rupture de stock😉 !

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Reprise au Soulor-Aubisque « sous contrôle » – au Tri Roc beaucoup moins ! 1/2

Pas en avance pour parler de ces courses qui ont eu lieu les 20 septembre et 8 octobre mais pour une fois ce n’est pas un mal. En effet si j’avais écrit trois jours après le Tri Roc l’intonation aurait été assez pessimiste alors que là dix jours plus tard et après un week-end d’entraînement bien plus encourageant que tout ce que j’ai pu faire les trois dernières semaines j’ai retrouvé un peu d’entrain. La lumière au bout du tunnel… ou une étincelle de courte durée ? Réponse à Maui !

Il faut quand même que je vous parle du Soulor-Aubisque, course qui accueillera le championnat de France format L le 19 juin 2016, pas que ma performance y fut mémorable loin de là mais parce que j’ai fait le plein de montagne comme je l’aime :

  • un beau col « et demi » puisque l’enchaînement col du Soulor – cirque du Litor – col d’Aubisque s’apparente en fait à une très longue montée avec un petit « break » physique et touristique de quelques minutes dans le cirque du Litor une fois le sommet du Soulor franchi.
  • une belle descente de l’Aubisque, parfois technique, parfois rapide qui a un peu mis à mal ma clavicule toujours convalescente mais en échange d’une bonne dose de plaisir.
  • sur l’aller et le retour jusqu’à la partie montagneuse du parcours de belles montagnes russes plus proches de ce que j’ai à la maison !
  • et pour couronner le tout cela s’est fait sous un grand ciel bleu agrémenté de températures plutôt clémentes à plus de 1700m d’altitude pour une seconde partie de mois de septembre ainsi qu’avec de sympathiques signaleurs bien en place à tous les carrefours pour une circulation parfaitement sécurisée.

En bref j’ai adoré la partie vélo mais c’était bien un triathlon alors reprenons depuis le début😉 . Départ prévu à 9h mais il a fallu attendre que le brouillard se lève sur le plan d’eau de Baudreix pour laisser place au grand ciel bleu pour donner le départ. Je pars le plus à droite possible pour éviter d’avoir quelqu’un à ma droite, j’ai en effet repris la natation 10 jours avant la course pour un total de 5 séances et ma clavicule reste très douloureuse, j’ai descendu la trifonction jusqu’en bas du ventre pour avoir le minimum d’épaisseur (et donc le maximum de liberté) au niveau de l’épaule car je ne suis même pas bien sur de pouvoir nager avec la combinaison. A ma grande surprise la douleur est très contenue, une beaucoup moins grande surprise est que la vitesse l’est aussi, pas loin de 35mn pour les 1900m qui devaient à ma décharge en faire 2100 puisque les premiers sont sortis en plus de 27mn (contre 23-24mn habituellement quand il y a vraiment 1900m). Le premier tour s’est bien passé (mis à part que je n’avais rien compris au parcours atypique : peu de bouées, il faut en fait passer derrière tous les tremplins de ski nautique), le second ne fut pas désagréable mais avec zéro endurance spécifique natation mes bras moulinaient dans l’eau avec trop peu d’appui pour être efficace, mais aucun regret je ne m’attendais pas à beaucoup mieux. Natation sous contrôle : CHECK:-) .

Revenons à la partie vélo, sorti entre la 50 et 60ème place du parc à vélo (en comptant les relais) j’ai d’abord bien remonté sur les portions roulantes (c’est grâce au LOOK 796 qui roule tout seul😉 )  puis finalement dans les premiers pourcentages amenant au Soulor ma remontée s’est nettement ralenti je me suis même fait un peu reprendre par certains qui ont du croire qu’il y avait un « KOM » avant le Soulor. Bref tout cela est vite rentré dans l’ordre et dans le col du Soulor tout le monde se met à son rythme, le mien n’est pas mauvais mais je me fait doubler deux fois sans pouvoir réagir, un peu dur à accepter car avec mes 59kg, mon vélo pas bien lourd et un 261w sur une heure entre les premières rampes menant au Soulor et le sommet du Soulor je dois quand même avoir un rapport poids/puissance avantageux. Il y a sans doute un début d’explication dans le fait que ma roue pleine neuve que je n’ai eu le temps d’essayer qu’une heure avant la course frotte un peu à la fois les patins en danseuse et  le dérailleur sur le disque quand je suis sur le grand pignon assis, il est peut-être là le demi km/h qu’il me manquait dans la montée… toujours est-il qu’il manquait un petit quelque chose, soit des watts soit du matos un chouilla mieux réglé (ou les deux) et donc je gère bien mais je perds du temps, il y a plus fort que moi, ainsi va la vie. Idem dans l’Aubisque si ce n’est qu’on est cette fois au dessus de 1500m et que l’altitude se mêle un peu à la fatigue pour une fin d’Aubisque pas transcendante, ceci dit tout cela est bien maîtrisé, j’ai mangé, bien géré mes deux montées successives et il reste donc environ 50 bornes descente + retour vallonné pour goûter aux joies du semi-marathon après 107km de vélo. Une fois la descente passée je manque un peu de jus et je perds clairement du temps sur le retour, j’ai mangé régulièrement oui mais pas assez en quantité (barres sans gluten qui manquent un peu de consistance), vivement le premier ravito de la CAP car je finis le vélo un peu « à sec ». 3h35 de vélo et donc 4h10 de course au moment d’attaquer le semi, tout cela plutôt bien géré, on peut presque parler de vélo sous contrôle : CHECK😉 .

Rentré dans l’air de transition je sais que j’ai une compote, des gels et des « cracottes » près de mes chaussures CAP qui m’attendent. Je repars les poches pleines et la compote dans la bouche quand j’entends 12ème à 16-17mn de la tête et là je me dis « ah ouai quand même », je savais que je perdrais 7-8mn dans l’eau mais on m’en a donc recollé 10 en vélo, les gars ne m’épargnent pas pour ma reprise ! Bon en pratique c’est 12ème mais il y a beaucoup de relais dans la course donc on s’y perd un peu mais en gros on en est là. La bonne surprise c’est qu’une fois le ventre plein de compote et gels (pris tous à la suite) le début de CAP se passe bien, entre 3mn50s et 4mn au kilomètre ça passe pas mal, je serai pas enthousiaste si c’était un « half classique » mais je suis bien conscient que ça n’a rien à voir de démarrer un semi après 4h10 d’effort qu’après 2h45 comme sur un format Half plus « roulant ». Vers le 8ème kilomètre deuxième petit creux, j’attrape alors du cake aux fruits au ravito et je me fais un bon goûter sur plusieurs kilomètres. La fringale passe enfin, le point de coté arrive en échange, bah oui maintenant j’ai trop mangé ! Le reste sera donc plus dur mais sans jamais exploser, la stratégie n’était pas si mauvaise car aussi désagréable soit-il je préfère gérer un point de coté qu’une fringale. En gérant tant bien que mal je boucle finalement le semi en 1h27, loin de mes meilleurs chronos en tri mais encore une fois avec un vélo de 3h35 avant et pour une course de reprise ce n’est pas si mal. J’ai presque envie de dire CAP sous contrôle : « presque » CHECK😉.

Je passe donc la ligne 5ème en 5h39mn44s derrière deux français, un espagnol et un belge. 14mn après le vainqueur Kevin Pilette qui a fait une très belle course. Même au top de ma forme je pense que j’aurais eu du mal à aller chercher ces 14mn (ou alors tout juste en nageant 2mn de mieux, pédalant 5mn de mieux et courant 7-8mn de mieux) donc vraiment rien à redire et aucun regret à avoir, encore une fois c’était la reprise suite à une clavicule droite cassée pile 11 semaines plus tôt.

Pour finir la journée « sous contrôle », ligne d’arrivée franchie et à moi le ravito tant attendu… oui mais non… « monsieur vous avez droit à une bouteille d’eau dont vous vérifiez l’état avant de consommer et vous me suivez au contrôle anti-dopage ». Coooooool enfin un contrôle anti-dopage sur un tri, c’est tellement rare que je mets une croix sur mon calendrier !!! Moins cool ça va me prendre 3h (oui oui comme dans 180mn) avant de remplir mon pot de 100ml de pipi, j’ai bien regretté la pause pipi vidange pendant la CAP car après j’avais 7h de route pour rentrer et le contrôle + l’accident sur l’autoroute entre Pau et Toulouse auront raison de ma volonté de rentrer le soir même à Nevers, obligé de m’arrêter et finir le lundi matin, le contrôle anti-dopage ne me coûtera pas cher en jours de suspension, aucune inquiétude de ce coté là, par contre il m’a coûté une nuit d’hôtel. Si c’est le prix à payer pour attraper les crapules ou au moins leur faire peur je mets volontiers ma contribution en enrichissant Kyriad Budget😉 .

Zut j’ai fait un peu long, du coup je vous raconterai le Tri Roc un peu plus catastrophique dans un jour ou deux. Et on reparle de Maui, oui oui j’y vais, mon épaule est en train de me donner le feu vert pour faire du VTT à peu près correctement alors FEU (vert) !

Voilà quand même les courbes Trainingpeaks : vélo , CAP.

Les résultats sur le site de l’orga : ici ou en pdf ici.

Et surtout de très belles images de montagne, je remercie Xavier de « Photos sportives en Aquitaine » et La Tribu 64 qui organise la course pour ces photos qu’ils m’ont autorisées à utiliser pour le blog et la galerie flickr : ici pour toutes les photos.

A très vite pour la suite de ce post pour parler du Roc et de Maui qui approche.

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Nous sommes à Embrun mais papa ne prendra pas le départ : « trop injuste » !

Emmy a donc un pyjama en soutien à son papa, c’est mignon:-) !

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Heureusement qu’elle est là cette petite canaille car je suis quand même bien déçu de ne pouvoir prendre le départ de l’Embrunman qui est un peu mon rêve d’ado qu’il faudra encore repousser d’au moins une année.

Ma malédiction du Xterra France s’est en effet reproduite, il faut dire que je suis arrivé à Xonrupt avec une épaule droite déjà un peu marquée suite à une chute bête (comme souvent) alors que je promenais le VTT le week-end après le Ventouxman. J’ai d’ailleurs eu bien du mal à sortir de l’eau (184ème… un record !) mais dans un bon jour en VTT je passe 16ème à la fin du premier tour dans le rythme VTT des tout-bons malgré le grand nombre de dépassements à réaliser, environ 12ème au milieu du second tour quand une petite glissade/roulade m’amène à m’appuyer de nouveau sur l’épaule droite, la petite fissure surement créée 3 semaines plus tôt se transforme en vrai « crac ». Je suis bien reparti pour dix minutes encore plutôt bien « à chaud » mais ensuite les craquements en danseuse m’ont ramené à la raison, mieux vaut ne pas finir la dernière descente pour ne pas encore empirer le truc. Je ne pense pas de suite à Embrun mais plutôt à comment je vais pouvoir m’occuper de ma fille avec une clavicule cassée, comme quoi les priorités changent mais dans un second temps je m’aperçois aussi qu’Embrun se fera sans moi, snif !

20150707_clavicule_droiteRadio et RDV chirurgien à J+2 (je n’ai pas pris la peine d’aller à l’hôpital à Gérardmer pour que l’on me confirme ce que je savais déjà…) : pas d’opération « simple et sans risque » possible puisque j’en suis à ma troisième fracture sur la même clavicule (les deux précédentes au même endroit à gauche de l’actuelle), elle n’est donc plus droite et pour reprendre les termes du chirurgien : « on ne fait pas encore les plaques en forme de S »😉 .

Dans mon malheur il n’y a pas trop de déplacement et la guérison semble rapide, j’ai bien bossé sur le home-trainer en juillet et je suis dans une forme excellente comme je n’en avais pas connue depuis longtemps. Le hic c’est que je ne peux toujours pas nager donc pas possible de mettre ma forme du moment à l’épreuve de la compétition (en triathlon au moins), j’aurais bien participé au duathlon à Embrun mais le temps d’être sûr que ma clavicule était en état pour une compétition les inscriptions étaient déjà closes… quand ça veut pas !

Demain matin nous serons donc bien sur le plan d’eau d’Embrun mais en spectateurs, en parallèle je vais continuer à profiter de nos vacances ici pour repérer les différents parcours, quand l’occasion se présentera d’être cette fois au départ cela sera une aide précieuse pour affronter cette longue, difficile mais surement aussi magique journée.

Pour la suite j’espère barboter à nouveau très bientôt (d’ici deux semaines ?) et pour me rattraper de ce forfait à Embrun j’irai au dernier triathlon montagneux en fin de saison : Soulor-Aubisque, ensuite retour en VTT pour le Tri-Roc et je ferai mon max pour sauver ma saison Xterra sur une course à Maui le 1er novembre, l’envie de bien faire est toujours grande sur un championnat du monde mais là elle sera décuplée compte tenu du contexte !

Bonne chance à tous les participants à cet Embrunman demain, nous serons sur le plan d’eau de bonne heure pour vous encourager !

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Xterra France h-4 : matos qu’on prendra et matos qu’on ne prendra pas ;-)

Cet après-midi c’est Xterra France, toujours plus dur, toujours plus spectaculaire, sec cette année et très chaud. Si chaud qu’il y a quelque chose qu’on n’utilisera pas aujourd’hui, la combinaison ! Du coup tri-fonction une pièce sans trop de poche ou deux pièces en nageant avec le short et en enfilant le haut à T1, pas encore décidé.

Le vélo est prêt par contre, un beau 987 Pro Team préparé avec amour !20150705_987_01

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Les spécifications : LOOK 987 taille S, fourche Fox Terralogic 100mm, groupe XX1, freins Magura MT8, cintre Syntace carbone en -10mm, roues American Classic Carbonator, blocages avant Tune 15mm et arrière Tune 12mm, pneus Schwalbe en 27.5 x 2.25 Rocket Ron à l’avant et Thunder Burt à l’arrière, pédalier Bor 165mm en monoplateau et après la reco j’ai mis un plateau de 32 dents à la place du 34 dents car je crains que les montées soit dures dures dans le second tour, chaînes KMC X-11 SL DLC noir/jaune qui va trop bien avec le vélo et lubrifiée avec du lubrifiant Silca NFS Pro (hyper fluide et surtout durable pour les applications tout-terrain) et pour finir selle Fizik Thar au profil plat et un peu plus avancé que les modèles que j’utilisais par le passé, elle me facilite le passage du vélo de chrono au VTT.

Et pour l’anecdote je me fais vieux alors petit retour dans les années 2000 avec des bar-ends KCNC et des pédales LOOK Quartz.

Pour la CAP j’ai des Hoka Huaka et des Hoka Challenge ATR, j’hésite encore…

J’espère que ça vous plait, moi oui et du beau matos comme ça ça me motive !

Comme je l’ai dit je ne suis pas prêt pour ce Xterra mais ça fait partie du chemin pour Maui alors impatient d’y être cet aprem, ensuite retour à un focus 100% Embrun (c’est mon entracte aujourd’hui) jusqu’au 15 août mais promis juré à compter du 1er septembre mon seul et unique objectif sera de redevenir vététiste et de faire honneur à ce très beau matériel !

Bon dimanche caniculaire:-).

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Ventouxman passé, Xterra France présent, Embrunman futur… qui arrive (trop) viiiite !

On ne peut pas vraiment dire que j’ai été très studieux sur les mises à jour du blog ces derniers temps ! Depuis l’arrivée de notre petite Emmy le 2 avril, le bonheur est aussi immense que les journées sont courtes…

Ceci dit bizarrement la naissance de notre fille a aussi été le point de départ de ma reprise du sport régulier puisqu’en gros depuis mi-avril j’effectue un travail planifié et suivi, il a fallu passer par la phase où 9h de sport dans la semaine paraissait une énorme semaine, les nuits plus ou moins complètes ont aussi amené leur lot d’entraînements pas franchement « dynamiques » durant lesquels j’aurais payé pour être dans mon lit mais finalement 2 mois et demi après la reprise je commence à me faire plaisir. De plus, avec la joie d’être papa je suis aussi content de partir de la maison pour m’entraîner (une chance) que de rentrer de l’entraînement pour retrouver ma femme et ma fille (une autre chance)… ou quand une vie qu’on pensait déjà très remplie se remplit encore plus mais pour le meilleur !

Pour conclure la parenthèse reprise, voilà donc schématiquement à quoi a ressemblé mon entraînement sur les 18 derniers mois, cela me permet de prendre un peu de recul sur mon état de forme actuel et cela m’aide à relativiser.

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Cliquez pour zoomer. En bleu c’est la charge d’entraînement cumulée (un bon concept Trainingpeaks), haute jusque mi 2014 puis très basse (au plus bas en mars) mais je remonte la pente…

Parlons compétitions maintenant, j’ai apporté une petite modification par rapport à ce qui était prévu puisque j’ai craqué pour le Ventouxman après avoir vu le profil de la course. J’ai donc retiré le Xterra Suisse de fin juin de mon programme puisque je m’étais promis de ne pas rajouter de dates comme j’ai trop souvent tendance à le faire. Le Ventouxman venait clairement trop tôt par rapport à mon état de forme mais c’était le prix à payer pour vivre un « demi-Embrunman ». Aucun regret, je finis 12ème (11ème au sprint sur la ligne mais 12ème au jeu « hasardeux » des temps corrigés) en ayant pas si mal nagé, pas si mal roulé et plutôt bien marché (mais pas beaucoup couru par contre, rires !!!). Ce fut aussi l’occasion d’un super week-end au pieds du Ventoux en famille avec un petit bébé qui fut adorable en dépit de la route et de la canicule, cela restera donc clairement un bon souvenir. Pour ceux que ça intéresse pour l’année prochaine le Ventouxman est vraiment une superbe épreuve qui va surement encore grandir tant le terrain de jeu se prête à l’organisation d’une épreuve de renom. Seuls petits bémols de cette première édition : une logistique pas facile avec les aires de transition vraiment éloignées et accès+parking le samedi pour dossard/dépôt vélo un peu pénible et un peu trop de circulation voitures pendant la partie vélo de la course dans Beaumes de Venise et Bédoin. Avis aux amateurs de courses montagneuses, n’arrivez pas en manque de prépa (comme je l’ai fait) car le vélo est dur mais la course à pieds ensuite à 1400m d’altitude l’est encore plus😉 ! Enfin cette épreuve m’a permis de valider que je ne suis plus forcément très à l’aise sur un vélo de route (pourtant j’avais un vélo d’exception à disposition, voir photo en fin d’article) et je pense donc faire Embrun avec le vélo de chrono, ça paraîtra fou à certains, logique à d’autres mais pour moi qui ne roule qu’en vélo de chrono depuis 3 ans à l’entraînement le pari serait presque de partir avec le vélo de route et non l’inverse.

Pas de Xterra Suisse mais je serai bien au Xterra France ce week-end, très honnêtement comme je le dis dans le titre je sens Embrun arrivé beaucoup trop vite par rapport à mon niveau de préparation actuel, qui dit « retard » dit que je n’ai pas vraiment eu le temps de faire de VTT, priorité à Embrun car je souhaite survivre au mythe pour justement bien profiter de la fin de saison en Xterra. Ceci étant dit, je serai sur le Xterra France pour me faire plaisir et pour « valider » le droit de prendre le départ à Maui le 1er novembre mais cela ne m’empêchera pas de donner tout ce que j’ai bien sur. Je ne sais de toute façon pas faire autrement même si je suis bien conscient que le manque d’intensités spécifiques au VTT se fasse ressentir… nous verrons bien.

Promis samedi je vous fais une petite présentation de mon beau VTT avant le Xterra.

En attendant on finit en chiffres et en image « comme au bon vieux temps » :

Chiffres : résultats Ventouxman ici, courbe vélo ici, courbe CAP (enfin marche en montagne…) ici.

Photos de mon beau Look 795 en statique et en action dans le Ventoux (cliquez pour zoomer) :

201506_look_795

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(S)portez vous bien !

Pyf

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Fin de « CDI »

Non non je ne me suis pas fait virer de chez LOOK mais je suis pourtant bien en fin de « CDI » pour Coupure à Durée Indéterminée.

La dernière fois que j’ai écrit sur le site j’étais dans un état pitoyable au matin de l’Alpe d’Huez distance M, j’y ai bien sur fait une course à la hauteur de ma non fraîcheur du moment avec juste un bon vélo. Ensuite comme je suis têtu j’avais pris du repos d’abord puis quand même le départ du S et du M à Nevers le 15 août (je parle bien de 2014😉 ), juste pour le challenge d’en faire deux dans la journée mais c’était inconscient vu l’état de fatigue dans lequel j’étais tombé et c’est au soir du 15 août que j’avais entamé « ma CDI ».

Le but était d’abord de récupérer et ce fut plus long que prévu, au point de devoir accepter qu’il serait peu raisonnable de prendre le départ d’un des derniers tri ou Cross-Tri français puisque la saison s’arrête début Octobre et que je n’avais ni repris l’entraînement, ni complètement récupéré.

Le plan B était donc de faire un peu de course à pieds pendant l’hiver mais c’est finalement la maison en construction qui a pris le relais pour m’occuper tout l’automne et tout l’hiver jusqu’à aujourd’hui. J’ai donc alterné entre des semaines à 1h d’entraînement et d’autres à 3-4h depuis pas loin de 8 mois, je crois bien que j’en ai quand même fait une de 10h en novembre sur un instant de fougue mais les travaux m’ont vite ramené à la raison. Ce qui fut bien c’est que ces 8 mois à ne rien faire sont tombés en même temps que les 9 mois de grossesse pour l’heureux événement que nous attendons d’ici peu. Comme ça pas de jaloux à la maison, Caroline a fait très peu de sport d’abord et plus du tout ensuite pour nous faire un joli bébé et moi dans le même temps quasi rien non plus pour nous faire une jolie maison !

Aucun regret, le sport a souvent été une priorité pour nous quitte à délaisser quelque peu d’autres choses importantes et cette coupure avec tout ce qu’elle va apporter pour la suite (un toit à nous pour nous TROIS) fut à n’en pas douter un investissement financier et en temps dont nous allons pleinement profiter ensuite. Et puis cette vie un peu plus « normale » m’a appris autre chose : il n’est pas normal d’être tout le temps fatigué ! Ça il faut que je me le note en rouge quelque part, trop souvent le sport finit par m’amener dans un état de semi-léthargie avec juste l’énergie qu’il faut pour faire du sport mais pas franchement assez pour le reste. J’ai eu beau en ch**r comme pas possible ces derniers mois pour finir la maison, je n’ai jamais été aussi cuit que ce que je n’ai pu l’être l’été dernier notamment quand ça n’allait plus du tout sportivement. Ces mois de semi-inactivité sont donc un bon repère à conserver pour la suite pour essayer de ne plus basculer du coté obscure du sport !

Bon et le sport dans tout ça justement ! Reprise de l’entraînement modérée le 15 mars c’est pile 5 mois avant le 15 août dis-donc… chouette 5 mois pour préparer une jolie épreuve en montagne bien connue des adeptes de notre sport. Je ne sais pas si je peux espérer être à mon meilleur niveau cette année après une telle coupure car je suis bien conscient que le corps se construit sur une régularité sur plusieurs années et qu’une coupure de plusieurs mois casse clairement cette construction. Ceci étant dit je vais faire de mon mieux pour repartir pour deux saisons avec une année 2015 programme serré et objectifs vraiment ciblés et une année 2016 qui se fera là aussi avec un calendrier serré mais en essayant d’élever mon niveau (en s’appuyant sur 2015).

Le programme pour 2015 est donc le suivant :

– 27 juin : Xterra Suisse.

– 5 juillet : Xterra France.

– 15 août : Embrunman.

– 1er novembre : Championnat du Monde Xterra à Maui.

Ce qui pourra venir avant, après ou entre ces événements ne sera que de la préparation (quelques courses VTT régionales peut-être et un semi-marathon pour marquer des points pour mon club de CAP en fin de saison).

Voilà, c’est bien beau d’en parler, maintenant au boulot😉 . Vu qu’il n’y aura pas de courses de suite, la prochaine fois je vous parlerai des vélos que je me prépare avec un très beau vélo de route pour l’occasion puisque je ne me vois pas prendre le départ d’Embrun avec celui de chrono (le petit joueur…) !

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