Naoussa, ou le récit d’un voyage en Grèce mouvementé

Venant d’ouvrir cet espace consacré à ma saison VTT, je ne vais pas remonter en arrière pour écrire un récit de toutes les courses auxquelles j’ai participé depuis le début de la saison. Mais tout juste une semaine après la première manche de Coupe du Monde Marathon à Naoussa, j’ai encore plein d’images et d’émotions en tête pour écrire ce premier résumé d’un week-end qui restera sans doute pour moi inoubliable.
 
La Coupe du Monde Marathon
 
Deux semaines avant cette première manche à Naoussa, il n’était absolument pas prévu que j’y participe. La Coupe du Monde Marathon étant pour moi prévue à un peu plus long terme (j’y pensais déjà pour 2007). C’est alors que je reçois un appel de mon ami Eric Weber (5ème de le Coupe de France Marathon en 2005) pour un sujet complètement différent de cette course, durant lequel il mentionne son désir d’aller à Naoussa. Je trouve la démarche assez courageuse, mais il me semble sur le moment impossible pour moi de l’accompagner. On en restera là, mais je laisse quand même un brin d’espoir à Eric en lui disant que même si c’est à 99% non, je vais y réfléchir et voir si je ne trouve pas une solution…
Bien évidemment ce soir là la passion a pris le dessus, quasi-impossible de dormir et le lendemain matin me voilà parti à la recherche d’un budget que la société SOPAGEMA (un très grand merci à eux) m’accordera quasi immédiatement puisque nous étions déjà en contact. SOPAGEMA devient donc à moins de deux semaines de Naoussa mon sponsor principal pour cette saison 2006.
Dans la foulée, je demande à mon patron (un grand merci à lui aussi) si je peux prendre une journée sans solde pour partir le vendredi, mes RTT ayant été plus qu’épuisés pour mon départ à la Sea Otter Classic en avril… C’est accepté. La grande aventure peut donc commencer !
 
Mercredi 3 et Jeudi 4 mai : le sort s’acharne contre moi
 
Nous vivons parfois des évènements qui ont pour but de nous endurcir et c’est un concept dans lequel je crois vraiment ("Tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort" est d’ailleurs ma signature sur de nombreux forums vélo). Or à 2 jours du départ plein de petits détails s’accumulent comme pour me faire craquer :
– passeport perdu le mercredi soir (je viens de déménager) et plus de 3 heures de recherche intensive qui me feront rater l’entraînement.
– casse d’une bouteille en verre pleine de grenadine le jeudi matin au réveil et une bonne demi-heure de nettoyage avant de partir bosser.
– et le plus grave, une grosse chute sur route le jeudi midi à cause d’un problème avec mon frein avant que j’ai cherché à résoudre en freinant très fort… Oui je sais, ce n’est pas très malin. Me voilà donc jeudi midi avec un cintre cassé, une cuisse en sang sous le cuissard et le plus gênant deux poignets sévèrement touchés.
 
Je finirai cette journée en remontant en voiture chez ma mère qui habite non loin de Roissy, arrivant vers 23h pour prendre un avion décollant vendredi matin peu avant 9h.
 
Vendredi : le départ, enfin
 
Réveil à 4h30 pour avoir le temps de changer le cintre. Tout se passe bien et Eric arrive à 6h30 comme prévu. On charge, et nous voilà en route pour l’aéroport. 20mn plus tard, nous arrivons à Roissy, terminal 1, et Eric se rend compte qu’il a oublié ses clefs de cadenas pour réouvrir la valise à vélo une fois en Grèce. Tant pis il nous faudra faire sans. Je vous passe les détails de la longue discussion concernant les suppléments bagages liés au transport des vélos avec Lufthansa et nous décollons direction Stuttgart pour correspondance Stuttgart-Thessalonique.
Vers 16h nous atterrissons à Thessalonique.
 
Nous récupérons la voiture, et nous arrêtons quelques kilomètres plus loin pour couper les cadenas d’Eric dans une station service. Il était temps que l’on règle ce problème car Eric était de plus en plus stressé à ce sujet.
Direction Naoussa, en théorie 1h30 de route, nous en passerons un peu plus de deux suite à un détour non souhaité mais finalement bien agréable par une route de montagne de toute beauté.
 
Arrivée à l’hôtel vers 19h, il est trop tard pour rouler. Il ne reste plus qu’à manger, Feta obligatoire bien entendu !
Petite parenthèse pour dire qu’au cours du repas nous voyons revenir du circuit un petit coureur du team Full Dynamix (les autres sont à table à coté de nous) recouvert de boue. Je ne sais pas qui est ce coureur à ce moment là, j’ai pourtant devant moi le futur vainqueur de l’épreuve.
 
Une petite marche digestive avant d’aller se coucher nous permettra de voir que le cadre est vraiment magnifique et surtout que le hasard a bien fait les choses puisque notre hôtel est à 50m de la ligne de départ de la course.
 
Samedi : une petite reco et beaucoup de repos
 
Nous avons commencé notre samedi par un petit tour en ville, puis 1h30 de vélo durant laquelle nous avons reconnu les 13 premiers kilomètres (la course est constitué d’une grande boucle de 100km, il est donc impossible de tout reconnaître).
Tous les échos que nous entendons de la course se rejoignent : "Préparez-vous à rouler dans la boue demain".
Dans l’après-midi nous apprenons même qu’il neige au sommet de la course !!!
 
Nous qui pensions trouver du soleil et de la chaleur en Grèce, il ne fait en fait que 18° au meilleur de la journée et les températures frôlent le négatif dans les montagnes juste au dessus de notre balcon.
 
Une bonne partie de l’après-midi fut consacrée à se reposer dans la chambre d’hôtel. Cela tombe bien, la chambre est équipé d’un lecteur DVD et une armoire à DVD est mise à disposition de manière complètement libre pour les clients de l’hôtel (du jamais vu…) !
 
Petit détail me concernant : les poignets et l’épaule droite sont encore douloureux lors de notre sortie du matin, mais je suis déjà beaucoup plus confiant. Ca fera mal certes, mais cela ne m’empêchera pas d’aller au bout.
 
Dimanche : la course de ma vie
 
Au réveil, je me sens plutôt bien. Le départ est à 9h, il est 6h15, juste le bon timing pour manger 2 barres énergétiques et boire, boire et encore boire (pas besoin de préciser que je parle d’eau et non pas de bière…).
 
Eric lui descend prendre un vrai petit-déjeuner. Il a déjà tout préparé le samedi soir, alors qu’il me reste de mon coté à préparer boisson, nourriture, etc.
J’opte pour la même stratégie qu’Eric à savoir Camelback rempli et bidon avec de la poudre au fond que nous remplirons lors du premier ou second ravito. C’est toujours du poids en moins à emmener dans la première très longue montée.
La dernière interrogation concerne l’habillement : comment faire pour ne pas avoir trop chaud en début de course sans avoir trop froid au sommet ?
 
Nous partons nous échauffer juste après le départ des femmes qui partent 3/4 d’heure avant nous, l’échauffement se passe sans encombre et à 10mn du départ au moment de retirer la veste j’opte finalement pour l’option "même pas peur du froid" à savoir cuissard court + maillot manche courte  –> pas de jambière, pas de manchette.
 
Je zappe volontairement l’entrée en ligne pour arriver au coup de feu qui aurait du donner le départ, au lieu de ça on a vu le commissaire appuyer deux fois sur la gâchette sans qu’il n’y ait de coup de feu… Tant pis on part quand même !
1km après le départ, une longue bosse sur route commence, cela reste relativement groupé mais on voit déjà des coureurs dans le rouge pour essayer de s’accrocher à tout prix aux 10 meilleurs. Je ne ferai pas cette erreur et me laisserai volontairement décrocher de ce premier groupe puisque ma stratégie est clairement définie : ne pas me mettre dans le rouge avant la fin de course (si j’en ai encore la force).
Après cette montée je suis donc dans le deuxième petit groupe pour attaquer encore 2-3 kilomètres de route d’abord descendante puis vallonnée. Sans faire de gros efforts, j’arrive à réintégrer le premier groupe avant l’entrée dans les chemins.
A l’entrée dans les chemins j’ai l’impression d’être sur les premiers kilomètres d’un XC de deux heures ! Ca roule vite, très vite, ça frotte, ça dérape… bref tout ce que je ne m’attendais pas à voir sur un Marathon. Il semblerait que les meilleurs soient capables de vraiment rouler très fort pendant plus de 4h !
 
Je me laisse décrocher du premier groupe pour la deuxième fois, et c’est à ce moment là que le "marathon" commence vraiment pour moi. Nous attaquons une ascension d’environ une heure "non-stop" et j’ai un tout petit peu de mal à trouver mon rythme. Eric revient sur moi, on roulera une dizaine de minutes ensemble, puis il me décrochera au train dans cette montée interminable.
Une fois seul, je finis par trouver MON rythme, 3/4 du temps en danseuse entrecoupé de petites pauses assis, entre 164 et 166 puls dans cette première bosse.
Progressivement je remonte les coureurs qui m’avaient passé au pied de la bosse, pour rejoindre Eric sur le haut. On bascule enfin, nous sommes ensemble. Au premier ravito je remplis mon bidon. Jusqu’ici tout va bien.
 
Nous sommes donc à ce moment là Eric et Moi dans un groupe composé… euh… de nous deux avec des coureurs une trentaine de secondes devant et d’autres à peu près à égale distance derrière.
Démarre ici une longue période à profil descendant (mais pas franchement) durant laquelle il faudra pédaler et éviter les flaques d’eau omniprésentes. Cela durera un bon quart d’heure je pense, et comme pour nous faire regretter d’avoir évité toutes les flaques d’eau, une rivière nous attend en bas que nous devons traverser. Nous sommes à plus de 1200m d’altitude à cet endroit et l’eau est tout simplement glaciale.
Juste le temps de se dire qu’il fait froid que nous attaquons une bosse d’environ 2km. Chaussures et gants trempés, l’ensemble du corps complètement frigorifié, j’ai beaucoup peiné à monter cette bosse. Revoilà donc Eric 200m devant moi tout seul. Nous avons à ce moment déjà effectué 2 heures de courses et je me rends compte que je ne tiendrai pas 5h sans une "pause pipi". Vu que je suis gelé, un instant de lucidité me fait m’arrêter juste en haut de cette bosse. 40 secondes de perdu, je vois les coureurs à l’arrière mais j’arrive à repartir seul sans me faire reprendre. Cette pause m’a semble-t-il fait du bien, et me voilà reparti avec de bien meilleures sensations. Je reprends Eric rapidement qui roulait à 90% car ne souhaitant pas trop rester seul et nous attaquons l’ascension vers le sommet de la course ensemble.
 
Encore une montée d’environ 1 heure, et encore une fois le but est de trouver son rythme. Je trouve cette fois rapidement le mien, assez amusant de voir que ce coup-ci il se situe à environ 158 puls (fatigue ou altitude ?). Je suis à nouveau le plus souvent en danseuse, en fait tout se passe un peu comme dans la première bosse mis à part que cette fois mon rythme est un peu plus élevé que celui d’Eric. Je me retrouve donc dans cette bosse tout seul avec 2 coureurs en point de mire et la neige de plus en plus présente au fur et à mesure que l’on prend de l’altitude.
Neige et froid n’allant pas l’un sans l’autre, il ne fait plus que 2° au sommet et la fin de la montée semble interminable sur ce terrain collant constitué de boue et neige fondue.
 
A 2050m d’altitude, la montée se termine enfin. Les paysages sont magnifiques mais je n’en profiterai malheureusement pas longtemps puisque la descente se transforme en enfer. Sûrement les 10mn les plus difficiles de la course puisque nous sommes purement et simplement sur un chemin inondé à 40km/h minimum et je le rappelle par une température proche de 0°. J’ai le corps tétanisé, freiner devient difficile et à ce moment là de la course, je pense que nous nous sommes tous demandés comment nous allions faire les 45km restants !
Heureusement cette longue descente se termine par un magnifique passage technique en forêt, dans laquelle les vitesses sont bien plus réduites. Puis de suite après nous arrivons à un ravito suivi d’une très gros bosse pleine de boue. Ca passe heureusement en vélo, et je sens que mon corps se rebelle contre le froid : j’ai à ce moment là les jambes qui brûlent. Cela ne m’est jamais arrivé. En général quand j’ai froid, j’ai froid. Là, je suppose que j’étais à l’extrême de ce que mon corps pouvait accepter, et l’effet inverse de ce à quoi je m’attendais s’est produit.
Je suis ici accompagné d’un allemand, que je laisserai partir pour effectuer ma deuxième "pause-pipi". Un petit mot concernant ces pauses pour dire que je crois vraiment avoir trop bu le samedi et le matin avant le départ. Je craignais tellement le manque d’énergie, le manque de glucide, etc. que j’ai voulu bien trop bien faire au niveau de l’hydratation pour en favoriser le stockage. Une leçon de prise pour la prochaine fois.
 
Je repars donc tout seul, et la bonne nouvelle c’est qu’au fur et à mesure que nous descendons la température remonte et je me sens de mieux en mieux.
 
Au panneau des 30km (restants à parcourir), je me sens plutôt bien, et je me rends compte que la stratégie que j’avais planifié va sûrement être réalisable à savoir 70km au train et si possible les 30 derniers km comme si c’était une course de XC court.
Je commence donc à partir de ce panneau à rouler de manière bien plus agressive avec relance en sortie de virage, blocage de fourche et montées courtes passées "à l’arrachée" sur la plaque (le grand plateau pour les non initiés). Il n’y a pas d’autres coureurs en vue ni devant ni derrière à ce moment là, mais je me bats contre moi-même et contre le chrono.
Ce mental finit par payer, à environ 15km de l’arrivée je reprends un autre français Thomas Degoulet qui subit semble-t-il le contrecoup d’un début de course rapide. Et juste après l’avoir doublé je revois l’allemand que j’avais laissé partir une heure plus tôt. Je le remonte et le double sans qu’il ne puisse prendre la roue, ça fait plaisir.
Au panneau des 10km je suis maintenant 17ème, les derniers kilomètres ont été très vallonnés mais plutôt roulants. Mais de suite après ce panneau nous entamons une fin de course des plus technique composée de superbes descentes avec rochers et racines humides, de bosses courtes mais très raides… bref une fin de course digne d’un superbe circuit de XC, et vous vous en doutez après 4h30 de vélo la lucidité faisant défaut ces passages prennent encore une toute autre dimension.
De la lucidité heureusement il m’en reste… apparemment plus que de l’air dans mon pneu arrière puisque je suis victime d’une crevaison lente qui se stabilisera à environ 800gr de pression. Je décide de jouer le tout pour le tout en ne m’arrêtant pas. Je passe encore un coureur quasi-arrêté dans ces parties techniques; comme je le disais pour les coureurs qui sont arrivés rincés dans cette dernière section, l’expérience a probablement été mauvaise.
Nous sommes à environ 5km de l’arrivée, une dernière bosse roulante entre deux singletracks et j’aperçois un coureur du Team Corratec que je n’avais pas vu devant moi depuis la mi-course. Je passe à nouveau toute la première partie de cette bosse sur la plaque (le cardio atteindra les 172 puls ce qui est vraiment exceptionnel après 4h50 de course) pour le reprendre, lui mettre 50m et ensuite discrètement remettre le plateau de 30 dents pour ne pas lui montrer que je suis moi aussi dans le dur.
Dernier singletrack, dernière descente très dangereuse à 2km de l’arrivée et me voilà dans le Parc qui fait office de site départ / arrivée. Je suis très vigilant dans les virages pour ne pas déjanter. 500m de route pour finir, je passe la ligne avec une satisfaction immense.
Je ne connais pas mon résultat à ce moment là (je pense quelque part entre 10 et 20), mais je suis pourtant submergé par une émotion immense. Ce n’est pas encore celle du résultat, c’est avant tout celle d’avoir fini cette course d’une difficulté incroyable et surtout le sentiment d’avoir donné tout ce que j’avais, et d’avoir géré ce marathon comme si j’étais un véritable spécialiste (alors que mon seul et unique marathon remonte à 2002).
Je me renseigne ensuite sur mon résultat, on m’annonce 14ème (qui sera corrigé à 15ème sur le résultat officiel UCI une heure plus tard) et là je sens que j’ai la larme à l’oeil… cette larme ne coulera finalement pas, mais c’est pour vous dire à quel point l’émotion était grande.
 
Je vais regonfler mon pneu arrière (c’est là que je m’apercevrai que je n’avais plus que 800gr) et j’attends ensuite Eric qui arrivera quelques minutes plus tard en 23ème position. Il a eu une fin de course difficile, mais s’est vraiment battu pour aller au bout, et au risque de me répéter, aller au bout était déjà un sacré exploit sur cette course.
 
Voilà l’aventure qui se termine. S’en suit un nettoyage du vélo, une bonne douche et un repas à 16h (ne me demandez pas si c’était un déjeuner ou un dîner…). Les Full Dynamix boivent une coupe de champagne dans le restaurant pour fêter la victoire de Leonardo Paez, pour moi la récompense ne sera pas dans l’alcool mais plutôt dans une assiette de Feta que je demande en plus de la salade grècque qui en contient déjà pas mal… à chacun ses plaisirs…
 
Au chapitre des rencontres, j’ai eu après la course l’occasion de discuter à 2 reprises (remise des récompenses et en début de soirée) avec Thomas Dietsch que je ne connaissais pas personnellement. Un "grand monsieur" vraiment sympa à qui je souhaite beaucoup de réussite pour la suite de la saison.
Autre rencontre super sympa, celle avec Anna Enocsson, suédoise du Team Ghost International, et son mari. Nous le reverrons au Canada dans un mois et j’aurai à n’en pas douter l’occasion de vous en reparler.
 
La suite vous l’imaginez c’est une petite soirée cool dans ce magnifique Parc, un verre pris dans l’autre bar / restaurant très chic et un gros dodo pour repartir de lendemain vers 6h direction aéroport.
 
Je vous passe les détails du retour un peu long, avec comme à chaque fois que je prends l’avion en ce moment un vélo qui n’arrive pas en même temps que moi à l’aéroport (livré chez Look trois jours après)…
 
J’espère que ce récit un peu long aura pu vous intéresser, et suite à ce premier résultat très encourageant la décision a été prise de se rendre à la seconde manche à Mont-Saint-Anne au Canada le 17 juin, je vous donne donc rendez-vous après cette seconde manche pour la suite de l’aventure Coupe du Monde.
 
Pyf
 
Ps : photos de cette épreuve dans la gallerie photos qui lui est dédiée.
 
 
 
 
Publicités
Cet article a été publié dans Récits de courses. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s