Moab, suite et fin

Ayant une course demain et ne voulant pas me coucher trop tard, je vais faire court sur la fin de mon séjour à Moab, ça tombe bien il n’y a pas énormément à raconter.
 
Mardi 8 août
 
Je me réveille très fatigué, c’est amusant de voir qu’à J+2 après un marathon je suis toujours dans le même état.
La sortie vélo ira donc très vite, je pars le Camelback rempli quand même, roule un peu sur route puis au moment de bifurquer dans un chemin pour faire un tour de VTT je ne me sens pas la lucidité d’en faire. Je bifurque donc de l’autre coté, pour rentrer donc et aller faire autre chose que du vélo.
L’après-midi a donc été remplie par un tour en voiture qui me permettront d’admirer quelques magnifiques paysages (encore !!!), deux heures de bronzette à la piscine et une séance de cinéma en soirée : Miami Vice, plutôt sympa comme film.
 
Mercredi 9 août
 
Ce n’est toujours pas la grande forme mais au moins le cerveau fonctionne et je me sens bien plus lucide cette fois.
Après le rituel matinal petit dej-café-MSN, je pars rouler à 11h pour une grande boucle sur route. Ah oui la raison pour la sortie sur route plutôt qu’en VTT : j’ai un problème de joint sur mon amorto qui ne me donne pas très envie d’aller le remplir de sable en faisant une sortie VTT dans le désert…
Cette grande boucle sur route s’appelle "La Sal Mountain road loop", un joli nom pour une boucle d’environ 105km que je m’apprête à parcourir avec les pneus VTT bien évidemment (sinon ça va trop vite et pas le temps de profiter du paysage…rires…). Après une petite heure de plat par 35° à l’ombre minimum (mais il n’y a pas d’ombre), j’arrive au pied de la montagne, j’aperçois bien les nuages noirs de l’autre coté de la montagne mais ils sont encore loin et vu que le circuit s’éloigne des montagnes une fois la longue route de montagne franchie, je me dis que j’aurais probablement le temps de passer.
C’est sans compter sur la vitesse à laquelle se développe les orages par ici, j’en ai déjà fait l’expérience quelques jours plus tôt à Brian Head. Au fur et à mesure que je monte je vois les nuages noirs et surtout les éclairs se rapprocher, je n’ai pas trop peur de la pluie, par contre la végétation n’étant franchement pas haute mais par contre très éparpillée, l’idée de finir griller me traverse de plus en plus l’esprit.
 
Quand l’orage m’arrive enfin dessus, je suis à mis parcours et ce n’est donc plus vraiment dans mon interêt de faire demi-tour. Pendant ce temps là la température a du chuté de 35° dans la vallée à moins de 10° au milieu de l’orage dans lequel je me trouve, bref que du bonheur une fois de plus !
La pluie battante giffle la peau de mes bras et jambes découverts, ce sont cette fois les routes qui deviennent des torrents, mais contrairement à la semaine dernière mes patins de frein tiendront le coup ce qui me permet de continuer cette sympathique sortie.
Après une bonne demi-heure de descente sous cette pluie qui n’en finit plus, j’arrive enfin sur la route longeant "The Colorado River", malheureusement le fait de m’être bien éloigné des montagnes n’y changera rien puisqu’il pleut maintenant partout et non plus seulement dans les montagnes.
Je à peu près dans le même état que vendredi dernier (deux fois en 5 jours : nouveau record), quand un couple de cyclistes partis dans la montagne en voiture pour faire du VTT mais ayant du rebrousser chemin en raison de l’orage me propose de me ramener. Proposition qui ne se refuse pas, et me voilà encore une fois en voiture pour finir ma sortie. Qui a dit frustré le Pyf ?
 
J’aurai passé 3h10 sur le vélo, je me console en me disant que ce n’est pas si mal.
 
Arrivé à Moab, il pleut bien entendu. En plein milieu d’après-midi, il est temps de déjeuner (ou dîner je ne sais plus bien) et de se réchauffer.
S’en suit un peu de tourisme et un bon thé bien chaud en ville.
Je me couche très tôt ce soir là, il me faut prendre la route demain matin pour Snowmass.
 
 
Moab ne fut pas tout à fait l’expérience que j’espérais, mais je ne me suis pas ennuyé pour autant et suis très content d’avoir vu le "Mythe" au moins une fois même si je n’aurai parcouru qu’un des nombreux parcours VTT proposés. Je m’aperçois qu’il n’est quand même pas évident de concilier compétition et tourisme dans un timing aussi serré le mien, et le contre-coup du marathon aura quand même pas mal empiétté sur mes trois jours à Moab. Heureusement que je suis généralement bien à J+1 après une course ce qui m’aura permis de profiter du Slickrock trail dans d’excellentes conditions.
Cet article a été publié dans Voyages. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s