Championnat de France Marathon à Guéret : ZERO pointé !

Et moi qui croyais avoir tout vu…
Guéret, capitale de la Creuse et également une ville dans laquelle la scène du VTT français se réunit quasiment une fois par an que ce soit pour une coupe de France Cross-Country ou Marathon. J’ai donc eu l’occasion d’y passer à de nombreuses reprises et j’en ai plus de souvenirs "boueux" que "d’ensoleillés" !
 
Cette année ne déroge pas à la règle, il pleut le samedi après-midi lorsque nous arrivons, il pleut toute la nuit du samedi au dimanche, et se remettra à pleuvoir une vingtaine de minutes avant le départ dimanche matin.
 
La course sera belle et bien un fleuve, sans pour autant être tranquille.
 
Puisque mon départ a lieu un peu plus tôt que celui de Caro je commence par ma course. Je pars de la troisième ligne car n’ayant pas participé aux manches de la Coupe de France marathon je n’ai ici aucune reconnaissance, pas plus que mon ami Jean-Paul Stephan d’ailleurs qui en dépit d’un palmarès fort conséquent n’a pas droit à sa place en première ligne et se retrouve donc juste devant moi.
La mise en ligne a lieu fort longtemps avant le départ, et le bon quart d’heure passé sur la ligne sous la pluie annule complètement l’effet de l’échauffement effectué précedemment. J’ai pourtant le sourire et la blague facile sur la ligne : quite à partir pour une galère, autant le faire avec le sourire.
Le départ est donné, je suis dans la roue de Jean-Paul qui malheureusement se rate dans le premier petit raidillon ce qui m’oblige à poser le pied… ah oui ça glisse ! J’ai bien du mal à repartir mais ça finira par arriver. D’un peu plus de quarantième juste après le départ, je vais rapidement me replacer aux alentours de la dixième place, sans avoir plus de sensations que cela. Je me connais suffisamment pour savoir que ne peux pas espérer de grandes performances dans ces conditions. La boue n’est pourtant pas pour me déplaire, mais le froid et la pluie ont ce don de me ruiner les jambes et il n’y a semble t-il pas de remèdes miracles pour les en empêcher. Le coeur ne monte pas, la puissance n’y est pas mais le parcours n’étant pas pour me déplaire je continue à ce rythme peu en phase avec la charge d’entraînement que je m’étais administrée en vue de cet objectif, Tampis ! Ca continue donc jusqu’à ce que mon dérailleur avant casse. Une pause mécanique plus tard, je n’ai plus que mon plateau de 29 de fonctionnel et le 42 n’est plus utilisable puisque la chaîne ne tient plus dessus. Me voilà maintenant 19ème, et j’ai l’impression de revoir souvent Thibault Legastelois avec qui j’aurai passé du temps par alternance puisqu’il est lui aussi victime de problème mécanique.
A 15 bornes de l’arrivée (le parcours a été raccourci), je n’ai ni grand plateau, ni freins (mes plaquettes n’ont plus de garnitures, merci les conditions très abrasives), je décide que le sort s’est assez acharné contre moi pour aujourd’hui et qu’il serait plus sage de rentrer par la route.
Une grosse préparation pour un tel résultat, c’est décevant mais je n’en fais pas une montagne, je sais que ces conditions qui ne me sont pas favorables (au délà des ennuis mécaniques) font parti du jeu et que d’autres sont au contraire peu à l’aise par temps chaud que moi j’affectionne. Il en faut pour tout le monde et aujourd’hui ce n’était tout simplement pas pour moi. Il me reste deux marathons et il faut espérer que le dur travail effectué paiera sur les deux prochains… à suivre !
 
 
Quant à ma Caro, elle n’est pas mieux (pour ne pas dire pire…) loti que moi pour ce qui est de la résistance au froid. J’aurai pourtant tellement voulu la voir enfiler un maillot bleu-blanc-rouge ! Gelée sur la ligne de départ, elle l’est encore plus après trente kilomètres alors qu’en troisième position. Elle décide sagement de monter dans la voiture, avec je pense plus de déception que je n’en ai eu puisqu’elle jouait un podium (et pourquoi pas la plus haute marche) sur ce championnat après avoir déjà remporté la Coupe de France. Au délà de ça, les pensées sont déjà tournées vers la Coupe de France d’Ornans (Jura) de la semaine suivante qui risque bien de se dérouler dans les mêmes conditions d’où une certaine inquiétude.
 
 
Voilà pour le résumé de ce week-end raté. De retour de Guéret je suis aussitôt descendu de voiture parti courir une demi-heure : besoin de se vider la tête et les jambes. Je n’ai durant ce footing qu’une seule pensée en tête : frapper un grand coup le week-end prochain au championnat de Bourgogne Marathon (Transmorvandelle à Chateau-Chinon) et si possible le vendredi suivant au Roc d’Azur histoire que cette grosse préparation (j’y reviens une fois de plus) ne se transforme pas en gros gâchis !
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