Coupe d’Auvergne à Creuzier le Vieux… de route ? non non c’etait bien du VTT !

J’avais noté sur mon calendrier ce que je croyais être "une petite course UFOLEP" (et je ne le dis pas du tout de manière péjorative) ayant lieu un samedi qui s’intégrait plutôt bien dans une grosse semaine d’entraînement. Petite parenthèse pour signaler que les calendriers UFOLEP d’Auvergne, du Cher et du Loiret sont très fournies en epreuves hivernales qui sont vraiment très bien placées pour effectuer des courses de préparation. Messieurs les organisateurs, Merci !
Creuzier le Vieux, non loin de Vichy est donc une épreuve que j’ai trouvé dans un de ces calendriers. Avec mon coach Antoine, on planifie donc la semaine autour de cela avec de gros entraînement mardi, mercredi ET jeudi. Tout se passe plutôt bien mais jeudi soir j’apprends que cette épreuve est également support de la 1ère manche de coupe d’Auvergne FFC avec donc un niveau probablement plus relevé que prévu. Impossible de faire marche arrière, les entraînements sont effectués, les jambes encore bien lourdes samedi matin et il faudra faire avec !

Nous voilà donc avec "beau-papa" (Jean-Michel Besseyrias) sur le site de départ dans une ville perchée en haut d’une grosse butte qui laisse augurer quelques belles montées. C’est tout du moins ce que j’espère ! La liste des inscrits est assez conséquente et inclue notamment la quasi totalité du Team national FFC Creuse Oxygène. La concurrence est donc là.
L’échauffement n’est pas très encourageant, la reconnaissance du circuit me permet de me rendre compte que je n’ai pas récupéré de ma grosse semaine et par ailleurs que le beau circuit que j’espérais n’est pas de la partie. On a en fait affaire à un circuit de 7km composé exclusivement de grands chemins et route avec deux-trois gros "raidards" pour se départager, le plus difficile se situant au pied de la ligne d’arrivée.
Après ce tour de circuit, je continue à m’échauffer sur les rouleaux, et doucement de meilleures sensations reviennent, il était temps !

Nous nous retrouvons donc quelques minutes plus tard sur la ligne de départ où je suis très heureux de retrouver de vieilles connaissances auvergnates (j’étais en Pole Espoir en Auvergne en 1999-2000), ça fait toujours plaisir. Amusant de voir que tous savent plus ou moins ce que je fais de ma vie alors qu’on ne s’est pas vu depuis bien longtemps… et oui, nous sommes dans l’ère de la communication et tout se sait, dans mon cas la presse spécialisée et internet ont bien aidé (non pas qu’on parle de moi pour mes résultats… mais pour mes activités professionnelles).
Après un peu d’attente, le départ est finalement donné, je suis bien placé sur la première bosse sur route, quelques coureurs de Creuse Oxygène donnent le ton, puis vient l’entrée dans le premier chemin et là ça part sur la droite. C’est Jonathan Gallante qui porte une première accélération, le connaissant je sais que c’est une roue à prendre, je fais donc l’effort pour y aller. Et curieusement après 1km la course est déjà "pliée" puisque personne d’autre ne nous rejoindra.
S’en suivent six tours à une vitesse moyenne proche des 30km/h dans des conditions de courses que l’on peut qualifier d’idéales (soleil, 15°, terrain sec). Les sensations ne sont finalement pas mauvaises, bien meilleures en tout cas que ce que l’échauffement ne laissait augurer, et toutes les bosses sont montées en force à l’image de ce que l’on pourrait voir sur un criterium sur route (cette course s’en rapproche drôlement !).
J’ai tenté d’attaquer à deux ou trois reprises mais mon manque de puissance ne m’a jamais permis de conserver l’avance dans les portions roulantes qui suivaient la bosse dans laquelle j’attaquais. Jonathan a, quant à lui, su dans le dernier tour conserver une trentaine de mètres d’avance après avoir attaqué pour rallier l’arrivée en tête. Rien à redire, il a su faire ce que je n’ai pas été capable de faire et je ne peux donc que l’en féliciter.
Quant à savoir si j’aurai pu gagner avec un peu plus de fraîcheur physique, la question m’a bien traversé l’esprit mais je n’ai en fait pas vraiment besoin de la réponse. Nous sommes en février et bien qu’ayant une grande faim de victoires cette année, je pense qu’il ne faut pas être trop gourmand trop tôt et continuer dans la même perspective de progresser pour être le plus fort possible une première fois en Avril à la Sea Otter Classic puis cet été pour les grands rendez-vous nationaux.

Voilà pour la course de samedi. Et comme prévu j’ai pu enchaîner le lendemain sur 4h d’entraînement sur route (2 x 2h) durant lesquelles je n’ai certes pas roulé bien vite (avec une mémorable fringale l’après-midi) mais qui m’ont permis de continuer à travailler cette endurance dont j’aurai tant besoin lorsque les marathons vont attaquer… et qui sait, peut-être vont-ils attaquer bien plus tôt que prévu (si cela se fait, je vous en redis plus d’ici un jour ou deux).

A très bientôt pour la suite😉 .
Pyf

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