Coupe d’Auvergne à Volvic, sous un déluge… encore

Nous hésitions quant à où nous rendre ce week-end du 24-25 mai puisque différentes options étaient possibles :
– Tour du Jura sur deux jours
– Finale du Val d’Oise Trophy
– Coupe d’Auvergne à Volvic

Le temps annoncé pour le Jura n’étant pas bon et le déplacement assez long, nous avons laissé de coté. Ensuite entre VOT et Volvic, nous avons opté pour le moins loin et qui nous permet donc de dormir à la maison… détail non négligeable quand la fatigue commence à se faire sentir.

L’ironie du sort veut que nous nous sommes rendus sur la seule course (des trois) sur laquelle il a plu !!! A croire que nous devons faire notre cure de course sous la pluie… jusqu’à vaincre le mauvais sort peut-être ?

Cette Coupe d’Auvergne se dispute sur deux grands tours pour les séniors (2 x 20km) et une grande boucle + une petite pour les masters et féminines (20 + 6km). Au hasard du parcours, je tomberai peut-être sur un ou deux chemins que je connais puisque j’étais en sport-études à Riom quelques kilomètres plus bas il y a de cela quelques années (rien à faire… le temps passe vite… et je vieillis !).

A quarante minutes du départ, nous sommes encore enfermés dans la voiture à attendre que le déluge ne cesse. Il faudra bien se résoudre à descendre de la voiture quand même, la pluie ne s’arrêtant pas.
J’effectue vingt petites minutes de home-trainer, un peu de préparation des deux vélos avec notamment une forte réduction de la pression dans mes boyaux (je suis sur des profils slicks pour le sec alors une pression basse est la seule chose qui peut me sauver) et tente ensuite de remonter le moral à Caro bien atteinte par ce temps qui semble nous poursuivre ! Comme le dit en rigolant le père à Caro "mieux vaut ne pas aller sur les mêmes courses que nous !".

Sur la ligne de départ, je m’aperçois que j’en ai oublié de mettre ma plaque, un sprint à la voiture, je reviens plaque à la main, mais à trente seconde du départ elle n’ait pas mise… à dix secondes elle l’est, on peut y aller, ouf !
J’en rate quand même un peu mon départ mais ce n’est pas très grave, il est en bosse. Je me replace en tête très rapidement, puis après une ou deux relances appuyées en danseuse me retrouve seul en tête. C’est parti… enfin presque car en voulant retirant mes lunettes je les fais tomber, je fais donc demi-tour pour retourner les chercher et repars juste devant Anthony Gautier, vieille connaissance auvergnate. Je suis à nouveau seul quelques secondes plus tard, les lunettes sont bien accrochées derrière mon casque cette fois, je peux donc me lancer dans un raid solitaire comme j’aime tant les faire puisque je ne sais de toute façon que gagner dans ces conditions là !

Le parcours est vraiment magnifique mais rendu très difficile par la pluie. Au milieu de celui-ci, il y a un long passage à effectuer à pied et qui se finit par un portage très très raide. Je n’ai pas de crampons sous les chaussures et c’est à vrai dire assez limite. En haut de celui-ci je n’ai plus quelques mètres d’avance sur le second, un coureur de la catégorie espoir. Ma relative prudence sur ce circuit que je découvre et mon manque de vitesse à pieds sont en train de me coûter du temps. De retour sur la selle je reprends quelques secondes, puis l’écart va se stabiliser à une trentaine de secondes. Je n’arrive pas à creuser plus mais je ne perds plus rien non plus. Le premier tour se termine par deux superbes descentes (entrecoupées d’une longue montée), l’une assez longue en lacets et la seconde sur des plaques de granite heureusement peu glissantes. Je reprends à nouveau quelques secondes et à la fin du premier tour mon écart est suffisant pour que je ne vois plus personne derrière moi.
Au moment de passer la ligne, il m’a fallu me mettre un bon coup de pied au derrière pour repartir sur cette deuxième boucle. 1h10 pour effectuer la première et avec tous les coureurs qui ont du piétiné et donc forcément labouré le parcours après moi, je m’attends à un second tour encore plus difficile que ne le fut le premier.

Mes inquiétudes sont bien fondées, le circuit est encore plus difficile pour ce second tour. La boucle va cependant assez bien passé puisque je sais cette fois à quoi m’attendre et surtout parce qu’il n’y a plus personne derrière. Je me bats donc avec moi même tout au long de ce tour et il faut croire que je me suis bien battu puisque je passerai la ligne avec quatres minutes et dix secondes d’avance sur le second. 2h27 au total, cela fait 1h17 pour le second tour alors que j’ai surement mieux passé les descentes en les connaissant et que je n’ai pas eu l’impression de craquer dans les montées, ça montre la différence que peut faire l’état du circuit !

Content d’en finir, je retrouve Caro à la voiture qui est elle aussi aller au bout et empoche une victoire sous la pluie bonne pour le moral au vu de la hantise qu’elle a à courir dans ces conditions.

La pluie nous suivra jusqu’au podium et tout au long des deux heures trente de voitures nous ramenant à la maison, il y a des jours comme ça… mais après le désastre de la semaine dernière je ne suis pas mécontent d’avoir pu recourir immédiatement dans la boue pour ne pas rester sur ce mauvais souvenir.

Le temps de nettoyer les vélos et je vous retrouve très bientôt.
Pyf

Cet article a été publié dans Récits de courses. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s