Août – septembre : la traversée du désert. Octobre : un peu de lumière

Désolé d’avoir laissé ce blog quelque peu à l’abandon, je vous ai laissé après le championnat de France alors que je traversais une belle période de fatigue. Celle fatigue ne m’aura quasiment pas lâché jusqu’à la fin de saison que j’ai par conséquent décidé d’avancer un peu par rapport aux années précédentes.

Je retrace rapidement ce qu’il s’est passé depuis les France le 19 juillet. Je décide tout d’abord de ne pas me rendre sur les coupes de Bourgogne des semaines suivantes pour bien me reposer avant les vacances. Pas de course donc entre Serre Chevalier et Oz en Oisans le 16 août.
A Oz en Oisans, je suis encore complètement cramé et je le sais, la course dans des conditions très difficiles se résumera donc pour moi à tenter de finir et lorsque l’opportunité se présente de se prendre un tour par le premier, je saute sur l’occasion pour ralentir un peu, être donc le premier coureur à un tour du premier et pouvoir enfin terminer ce calvaire ! Fort de cette expérience, je décide (ai-je bien le choix ?) de continuer à me reposer en août, nous sommes en vacances à la montagne et je continue quand même un peu à rouler et nous faisons de sympathiques marches en montagne avec Caro.

De retour au travail fin août, je continue à rouloter et une semaine bien remplie se prépare pour la première de september : Eurobike en Allemagne du mercredi au samedi avant de rejoindre Chamonix pour la finale de la coupe de France en milieu d’après-midi. N’ayant pas couru depuis encore presqu’un mois et sortant de deux voyages successifs et d’un salon pas du tout reposant, je n’ai d’autres ambitions que de rejoindre l’arrivée à Chamonix sur un circuit très technique et rendu des plus glissant par la pluie.
Bonne surprise, je suis capable en partant avant-dernière ligne de revenir jusqu’à la trente cinquième place à mi-course. Malheureusement une dent de mon grand plateau s’est tordu dans une descente et cela provoquera la plus grosse chute que je me suis pris depuis bien longtemps. En effet, dans une relance sur le plat, ma chaîne en passant sur la dent tordu à décider de dérailler sans prévenir. Le résultat, c’est un Pyf explosé par terre quelques mètres plus loin. Le temps de reprendre mes esprits et de vérifier que rien n’est cassé (sur moi ou sur le vélo) et je repars pour remonter trente neuvième. Un miracle !

Toujours pas très frais pour autant, je me laisse à nouveau deux semaines de répits avant cette fois d’enchaîner enfin plusieurs course en fin de saison. Cela commence par la coupe de Bourgogne comprenant deux courses en une journée (prologue + cross-country), j’arriverai à prendre la deuxième place au scratch, battu à la régulière par un bon espoir mais après avoir été l’auteur de l’attaque qui a fait la sélection.
La semaine suivante (5 octobre), je retrouve mon vieux Ludo à Ornans pour le championnat de France marathon. Je n’ai définitivement pas les cinq heures de vélo dans les jambes mais je suis bien décidé à me battre quand même. Comme prévu, en dépit d’un départ plutôt calme, je craquerai après trois heures pour finir par pas loin de deux heures de tortures mais je suis allé au bout et même si j’ai beaucoup reculé en fin de course j’ai quand même sauvé une inespérée 36ème place sur la manche de coupe du Monde à laquelle appartenait ce championnat de France ce qui m’a classé 16ème français.

Feu d’artifice pour finir, l’inmanquable Roc d’Azur. Avec un beau tout-suspendu 996 tout juste fini de monter, j’ai réussi à m’imposer sur le Roc Pro reservé aux exposants et uniformes !!! Je finis sur une bonne note !
Le dimanche, bien moins fringuant je me suis contenté d’une bonne rando jusqu’à ce que Ludo qui avait crevé en début de course ne me rejoigne et ne m’oblige à accélérer un peu. Cela donnera une 63ème place, pas si mal avant de ranger le vélo pour cette fois prendre vraiment le temps de récupérer.

Mon prochain petit récit sera pour tirer le bilan de la saison 2008 qui contient du très très bon (comment oublier la Sea Otter) et du très mauvais (juillet – août – septembre sans la moindre bonne performance c’est long !). Je repars bien en 2009 pour encore au moins une bonne saison, il me semble donc très judicieux de tenter de comprendre ce qui m’a amené à cet état de fatigue dans le but de réussir une vraie saison pleine l’an prochain.

Pyf

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