Le Morvandiau, enfin !

Dimanche 15 mars avait lieu le Morvandiau avec des conditions
climatiques aux antipodes de celles de l’an passé. Tant mieux ! Non pas
que je rechigne à courir dans la boue mais la course de l’an passé ne
fut ni une partie de plaisir de coureurs, ni pour les spectateurs.
Alors
cette année, c’est avec le sourire que nous faisons la route nous
menant de Nevers à Autun. Sourire oui, mais un peu de stress quand même
: Caro qui retrouve goût à faire du vélo ne sais pas très bien où elle
en est physiquement et moi j’ai très envie de gagner cette course et je
me suis du coup mis une certaine pression.

Au grand désespoir de
Caro qui n’aime pas arriver trop tôt avant les courses, nous y sommes à
11h pour un départ à 12h45. Moi je suis content, cela va me permettre
de m’échauffer longuement. Effectivement l’échauffement fut long… pas
forcément par sa durée mais c’est que j’avais fort mal aux jambes et
j’ai donc vu le temps passé (rires…). Quand je vous dis que j’étais
un peu stressé !

Au départ, je retrouve plein de têtes connues : les bourguignons de
l’équipe Look – Beaumes de Venise, les meilleurs auvergnats, quelque
cyclo-crossmen contre qui je n’ai jamais couru mais dont je me méfie un
peu quand même, etc. Derrière, la liste des partants est grande puisque
les organisateurs dénombreront environ 300 participants sur cette
épreuve.
Le départ est donné autour du plan d’eau et il est comme toujours
rapide. Une fois le peloton de tête sur la route, les attaques fusent
mais tout cela se contrôle assez bien. Thomas Janin et moi nous
replaçons à l’avant du peloton avant la première montée tout-terrain et
dès le premier tiers de la montée nous faisons la différence. Nous
voilà partis pour un petit bout de chemin en duo. Nous restons ensemble
jusqu’à la montée la plus raide du parcours que j’entame dans la roue
de Thomas, il monte vite, très vite peut-être trop vite aussi bien pour
lui que pour moi d’ailleurs. Je m’accroche tant bien que mal dans la
roue en m’efforçant de tourner les jambes, puis à la moitié de la bosse
comme je m’en doutais un peu, il craque et je creuse de suite l’écart
en me contentant de maintenir le rythme mais sans attaquer. S’en suit
1h10 de course durant laquelle mon avance ne fera que s’accentuer pour
atteindre presque trois minutes à l’arrivée. Je ne prends pas trop de
risques dans les descentes sur le parcours sec mais très piégeux,
d’autant que j’ai une monte pneumatique légère que je n’ai pas testé à
l’entrainement. Je monte la quasi-totalité des bosses assis en vélocité
ce qui me permet de ne pas trop me  fatiguer musculairement et plus
l’arrivée approche plus la satisfaction du travail accompli m’envahit.
Au panneau des cinq kilomètres, je jette un oeil à ma montre et une
question me vient à l’esprit : quel est le temps du record de l’épreuve
? 1h36 ou 1h37 de mémoire (c’est en fait 1h37)… est-ce jouable ?
aucune idée mais je me prends au jeu et je réaccélère quelque peu. En
dépit de toute ma bonne volonté, je n’y arriverai pas et franchirai la
ligne juste sous la barre des 1h40. J’aurai confirmation par la suite
de l’organisateur que le circuit a été rallongé en raison de chemins
impraticables et cela fausse donc un peu les temps. Peu m’importe en
fait, j’ajouter la ligne Morvandiau à mon palmarès et c’est bien là le
plus important.

Le temps de discuter un peu avec l’organisateur et la presse locale et
je retrouve Thomas Janin qui s’accrochera pour aller chercher une belle
seconde place. Nous partons ensuite tourner les jambes et c’est au tour
de Caro d’en terminer, moins de vingt minutes après moi (oui oui !!!),
elle a fait une superbe course pour s’imposer très largement chez les
femmes. Voilà un beau doublé pour nous… comme on les aime.

Avant la cérémonie protocolaire, Mickaël (alias "coach") prend des
nouvelles et m’en donne de Cassis. J’ai un petit pincement au coeur de
ne pas être allé me mesurer au gratin du VTT français mais le
Morvandiau nous a évité un long déplacement et nous aura offert un
grand moment de bonheur, pas de regret donc.

Après les podiums, nous repronons la route pour Nevers où l’on
retrouvera notre petit chien Granny qui nous attendait sagement. Elle,
le vélo, ça la dépasse complètement, ce qui compte ce sont les
"nonosses", chacun son truc (rires…).

Je m’en tiens au programme prévu pour la suite, Val d’Oise Trophy à
Fosses dimanche 22 avant la Coupe de France à Saint-Raphaël le week-end
suivant.

Roulez bien, et à la semaine prochaine pour la suite !

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