Saint-Raphaël : Coupe de France 1 – PYF 0

Je suis arrivée à Saint-Raphaël avec l’envie de bien faire, je suis reparti bredouille et je n’ai que moi à blâmer pour cet échec.
Je suis descendu dans le sud en pensant trouver le soleil et la chaleur et j’en ai complètement négligé de préparer de quoi rouler sous la pluie. Mon vélo était équipé de disques de freins aluminium plutôt abrasifs, de plaquettes de freins organiques tendres, fourche "proto" sur laquelle je ne pouvais pas monter mon garde-boue, pneus pour le sec. Tous les éléments étaient réunis pour que cette course soit ratée et le miracle n’a pas eu lieu, la course fut effectivement ratée.

Avec une température de 10° et une pluie battante, mes chances de bons résultats étaient déjà bien réduites puisque je ne sais pas vraiment rouler vite lorsqu’il fait froid et qu’il pleut. Je pars quand même avec un bon mental de guerrier en me disant que je suis là pour faire de mon mieux.
Après un départ correct mais "sans plus", je suis rapidement entre la 30 et la 35ème position pendant un tour et demi jusqu’à ce que la succession d’ennuis mécaniques ne commencent. Ca commence parce qui était le moins prévisible : chaîne bloqué entre le cadre et le petit plateau, entre deux et trois minutes pour la débloquer et quand enfin j’arrive à la débloquer elle est tordue. S’en suit l’inévitable chute liée à l’énervement quelques mètres à peine après être remonté sur le vélo. Je repars au delà de la 60ème place mais pas encore complètement démoralisé bien que ma chaîne tordue ne passe son temps à sauter de pignons en pignons ! Et puis dans le troisième des quatres tours, mon vélo devient incontrôlable, mes plaquettes de frein avant n’ont plus de garniture et un piston se bloque en position sorti se qui bloque la roue avant et l’empêche de tourner. Après deux chutes et un bon coup de genou sur la deuxième je commence à douter de ma capacité à finir la course entier et décide alors d’arrêter. Nous sommes très loin de ce que j’espérais ici mais le sport (et plus encore les sports mécaniques) peut être cruel et il l’est d’autant plus si l’on ne s’est pas correctement préparé aux conditions de course que l’on va rencontrer. Alors la leçon est prise : un équipement boue sera maintenant en permanence dans la voiture, et maintenant qu’il y est je suis prêt à parier que nous n’en aurons pas besoin de si tôt …

Le train de la Coupe de France s’est mis en marche et j’ai malheureusement raté son départ, à moi de tenter de le rattraper sur la seconde manche à Pernes les Fontaines dans le Vaucluse le 10 mai.

Reconnaissance du parcours en image (ça paraît facile comme ça !) lorsque le circuit était encore sec :

Partie 1
Partie 2
Partie 3
Partie 4
Partie 5

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