Faux départ

Nous sommes le 1er avril, ce n’est pourtant pas une blague, ma saison n’a pas réellement commencé et le pire c’est que je ne sais pas vraiment quand elle commencera.

Il y a bien eu Chypre, de bons moments, une première course très encourageante et puis une fin de séjour plus difficile avec une intoxication alimentaire qui ne m’aura pas permis de profiter pleinement de la course par étapes sur laquelle je comptais tant pour un bon résultat et des points UCI.

Au retour de Chypre, quelques jours un peu KO puis une super semaine d’entraînement avant de partir pour Taiwan pour le travail. J’avais fait mes petits calculs pour l’entraînement : créer une fatigue importante avant Taiwan et prendre cette semaine à Taiwan comme une semaine de surcompensation. Ca aurait pu fonctionner… ça aurait du fonctionner… mais cette année le « dieu du vélo et de la bonne santé » ne semble pas vouloir se ranger de mon coté. Donc ça n’a absolument pas fonctionné, je suis à l’inverse rentré de Taiwan encore plus fatigué avec en bonus un mal, un virus dont je ne sais toujours pas ni ce qu’il est ni comment et en combien de temps il pourra être évacué. J’attends des premiers résultats d’analyse ce soir, d’autres viendront un peu après.

Toujours positif, j’ai quand même voulu prendre le départ à Saint-Raph mais si affaibli que deux tours auront suffi à l’extinction de toute force restant dans mon corps et depuis dimanche c’est le néant, je trouve juste la force d’aller au travail le matin, dormir le midi, retourner au travail l’après-midi et me coucher tôt le soir. Nous sommes bien loin de mon niveau d’activité habituel, s’en est démoralisant.

Et dans ce genre de situation, pleins de questions viennent à l’esprit : ai-je trop tiré sur la corde ? Si oui, quand ? Quel signe de fatigue n’ai-je pas su reconnaître m’alertant de ce qui se tramait ? Le premier « couac » de Chypre est-il à la source de l’état dans lequel je suis aujourd’hui ? Ou bien, est-ce que j’avais tout bien fait et c’est juste « la faute à pas de chance » si je me suis fait piquer par un moustique empoisonné (ou si j’ai bu un verre d’eau empoisonné) à Taiwan ?

Peu importe me direz-vous, le résultat est là !!! Ce n’est pas faux, mais j’ai des croyances assez fortes en matière de santé, de forme et d’hygiène de vie pour ne pas croire au hasard. J’ai notamment fini de lire à Taiwan un bouquin de mon « gourou » de la nutrition et micro-nutrition en la personne de Denis Riché, ouvrage traitant une fois n’est pas coutume d’entraînement et ayant pour titre « L’entraînement n’est pas une science ». Ce livre aborde l’entraînement dans le cadre de la vie d’une personne active ayant un travail, un foyer et donc un temps à consacrer à l’entraînement et à la récupération limité. Cette lecture m’est apparue comme une piqure de rappel sur l’évaluation que je peux faire de ce qui est facteur de fatigue.

J’en reviens à ce déplacement à Taiwan que j’envisageais comme une semaine de récupération : est-ce que faire deux fois en sept jours une addition de 3h de voiture (Nevers – Charles de Gaule), 13h d’avion, du taxi et du TGV sur place, une nuit blanche à l’aller et une au retour (je ne dors jamais en avion), 7h de décalage horaire, etc. peut être considéré comme une semaine de récupération quelque soit l’entraînement que j’effectuerai sur place. Sans doute que non… alors ce n’est peut-être pas la raison pour laquelle je suis si mal aujourd’hui et quelque soit le virus qui m’est tombé dessus je suis sur que je le vaincrai rapidement. Autant que possible je laisserai comme toujours mon corps se défendre le plus naturellement possible sans me ruer sur des médicaments quels qu’ils soient(je n’aurai peut-être cependant d’autre choix que d’en prendre un peu cette fois). Je tire cependant des enseignements de tout cela et tenterai de ne pas les oublier lorsque je serai de retour en bonne santé, prêt à préparer de nouveaux objectifs.

D’ici là, le Roc Laissagais dimanche, la Ronde de Vézelay lundi et peut-être même les courses que je devais faire aux Etats-Unis (départ mercredi 7 avril) sont sans doute compromises. Alors les Etats-Unis si je ne suis pas remis serviront de semi-vacances / semi-boulot et assistance à Caro sur la Sea Otter… je ne veux plus faire de plan, l’important étant déjà d’être en mesure de monter sur un vélo et de prendre plaisir à être dessus ! A tous ceux qui ont la chance d’être dessus tous les jours, profitez-en bien et je vous dis à bientôt😉

Pyf

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