Au revoir 2013 – Au revoir Papa

2013 restera l’année durant laquelle je suis constamment passé d’émotions fortes au sens positif à des émotions tout aussi intenses mais beaucoup moins joyeuses. Elle restera l’année de mes 30 ans, de ma seconde Cape Epic terminée avec Jeff, de mes premières courses sur le circuit Ironman, de mon premier Ironman, du démarrage de notre « projet maison » mais aussi l’année de la maladie de mon papa qui nous a quitté le 12 décembre dernier et de ma clavicule droite cassée pour la seconde fois (12 ans après la première).

Si je dois en retirer une leçon c’est qu’il faut toujours s’attendre à ce qu’un équilibre se crée entre le bon et le moins bon, il ne peut pas y avoir que du bon (sauf pour les très chanceux…) et je suppose que cela fait partie de ces choses qui aident à rester humble. Le prix me semble quand même lourd à payer pour un peu d’humilité et voir mon père partir alors qu’il n’avait que 64 ans et commençait tout juste à profiter de sa retraite ne peut apparaître autrement qu’injuste (pour lui qui est parti comme pour nous qui restons). Je ne suis pas le premier à perdre un parent trop jeune et je ne serai pas le dernier malheureusement, il n’empêche que la sensation n’est que peu descriptible tant qu’on ne l’a pas vécu, l’impression qu’il y a une partie de moi que je ne reverrai jamais… pourtant je suis toujours moi et en un seul morceau, juste un peu écorché par la vie en ce moment. C’est d’autant plus « bizarre » que depuis une quinzaine d’années je n’ai pas été excessivement proche de mon père, jamais fâché mais j’en étais toujours arrivé à la conclusion que nous étions très différents. Quelques mois de réflexion pendant sa maladie m’ont fait arriver à la conclusion que nous ne l’étions pas tant que ça, nous avons au moins deux traits de caractère en commun : tous deux idéalistes et passionnés. Ce qui nous a éloigné ce n’est pas tant que nous avions des caractères si différents c’est juste que nos passions n’étaient pas les mêmes (la littérature pour lui, le sport pour moi) et comme nous viv(i)ons chacun nos passions à 200% cela empêchait peut-être parfois la « connexion ». Au delà des gênes, je n’oublierai jamais que j’ai eu la chance d’avoir un père doté d’une rare intelligence (s’il avait pu m’en transmettre un peu plus !!!), que grâce à lui j’ai voyagé dès mon plus jeune âge à travers la France et le monde, qu’il s’efforçait d’inculquer un peu de culture à un gamin qui aurait volontiers fait pizza / ciné chaque fois que nous nous voyions à Paris et surtout qu’il a presque toujours réussi à garder son calme avec moi même pendant toute la période durant laquelle j’étais une vraie tempête! La liste pourrait être longue alors j’en reste là mais en deux mots : MERCI PAPA !

Sans transition, car je ne pense pas qu’il puisse y en avoir une bonne pour aller de cette tragédie à reprendre les habituelles discussions sportives, j’ai repris le sport progressivement après une bonne coupure post-Ironman. Je pensais faire quelques cross à pieds ainsi que la Corrida de Varennes Vauzelles. Le hic c’est que dès la reprise de la course à pieds en décembre, j’ai ressenti une douleur sur l’extérieur du genou droit (syndrome de l’essui-glace bien connu des coureurs) qui ne m’a pas lâché depuis. Oubliées donc les pointes (pour le cross), j’ai juste couru la Corrida de Varennes Vauzelles le 29 décembre, avec un entraînement inexistant à pieds (4-5 footings de 30mn max depuis l’Ironman, tous hyper douloureux) et sans m’échauffer puisque mon crédit kilomètres avant de commencer à boiter était limité. Pourquoi l’avoir fait ? Bah c’est à 500m de la maison et je ne l’avait jamais faite, à peine plus de 7km me semblait faisable même sans entraînement et supportable pour mon genou et puis c’est surtout une super fête : 400 participants sur la course de 7km dont une bonne partie déguisés🙂 ! Je termine 2nd, battu au sprint que je n’ai pas vraiment fait puisque je n’avais pas reconnu l’arrivée et que je l’avais anticipée du mauvais coté, peu importe un bon moment et pour un gars qui avait couru 2h sur le cumul des 6 dernières semaines, 3mn11/km de moyenne c’est plutôt un bon « score » –> voir courbe ici et résultats complets ici (bas de seconde page pour les résultats course « 3 »).

Voilà 2013 bouclée, pour ceux que cela intéressent avec un total de 572h de sport réparties ainsi : 101h26mn de natation /282h30mn de vélo route / 62h21mn de VTT seulement (dont 40h en Afrique du Sud pour la Cape Epic en mars…) / 77h40 de course à pieds / 47h44 de renforcement musculaire (musculation, gaînage, etc.). Je tablais sur 600h, sachant qu’il y a eu la fracture de la clavicule en juillet, je n’étais pas loin de la vérité.

La suite reste à définir, je vais commencer par soigner mon genou car il a déjà remis en cause mon programme hivernal : j’espérais faire pas mal de course à pieds (entraînement et compétition) et pour l’instant je n’enfile même plus mes « baskets ». Nous allons discuter d’ici peu avec Caro d’un programme qui nous permettra de concilier vie à deux, sport, construction de maison, etc. Très sincèrement je ne sais pas encore aujourd’hui ce vers quoi je vais m’orienter, si je me réconcilie avec mon genou j’ai très envie d’un enchaînement 10km / semi / marathon avant d’entamer la saison de triathlon. Puis une fois la saison de triathlon lancée c’est très ouvert, amis organisateurs si vous avez des propositions à me faire pour venir sur vos épreuves (de préférence dures) que je ne pourrais refuser n’hésitez pas à vous manifester😉 . Je ne pense pas aller sur le circuit Ironman cette année, je reste par contre adepte de la distance 70.3 / Half.

Voilà des pistes, la suite bientôt avec un état des lieux des partenaires, ceux avec lesquels je continue et le(s) nouveau(x) + un vrai début de calendrier.

Je finis avec mes vœux pour 2014 bien sur ci-dessous (en anglais… désolé…), ce n’est pas de moi mais j’ai adoré ça alors je me permets de partager.

A bientôt et comme toujours d’ici là (s)portez-vous bien, j’essaierai d’en faire de même !

« I hope that in this year to come, you make mistakes.
Because if you are making mistakes, then you are making new things, trying new things, learning, living, pushing yourself, changing yourself, changing your world. You’re doing things you’ve never done before, and more importantly, you’re Doing Something.

So that’s my wish for you, and all of us, and my wish for myself. Make New Mistakes. Make glorious, amazing mistakes. Make mistakes nobody’s ever made before. Don’t freeze, don’t stop, don’t worry that it isn’t good enough, or it isn’t perfect, whatever it is: art, or love, or work or family or life.

Whatever it is you’re scared of doing, Do it.

Make your mistakes, next year and forever. »

– Neil Gaiman

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