Reprise au Soulor-Aubisque « sous contrôle » – au Tri Roc beaucoup moins ! 1/2

Pas en avance pour parler de ces courses qui ont eu lieu les 20 septembre et 8 octobre mais pour une fois ce n’est pas un mal. En effet si j’avais écrit trois jours après le Tri Roc l’intonation aurait été assez pessimiste alors que là dix jours plus tard et après un week-end d’entraînement bien plus encourageant que tout ce que j’ai pu faire les trois dernières semaines j’ai retrouvé un peu d’entrain. La lumière au bout du tunnel… ou une étincelle de courte durée ? Réponse à Maui !

Il faut quand même que je vous parle du Soulor-Aubisque, course qui accueillera le championnat de France format L le 19 juin 2016, pas que ma performance y fut mémorable loin de là mais parce que j’ai fait le plein de montagne comme je l’aime :

  • un beau col « et demi » puisque l’enchaînement col du Soulor – cirque du Litor – col d’Aubisque s’apparente en fait à une très longue montée avec un petit « break » physique et touristique de quelques minutes dans le cirque du Litor une fois le sommet du Soulor franchi.
  • une belle descente de l’Aubisque, parfois technique, parfois rapide qui a un peu mis à mal ma clavicule toujours convalescente mais en échange d’une bonne dose de plaisir.
  • sur l’aller et le retour jusqu’à la partie montagneuse du parcours de belles montagnes russes plus proches de ce que j’ai à la maison !
  • et pour couronner le tout cela s’est fait sous un grand ciel bleu agrémenté de températures plutôt clémentes à plus de 1700m d’altitude pour une seconde partie de mois de septembre ainsi qu’avec de sympathiques signaleurs bien en place à tous les carrefours pour une circulation parfaitement sécurisée.

En bref j’ai adoré la partie vélo mais c’était bien un triathlon alors reprenons depuis le début😉 . Départ prévu à 9h mais il a fallu attendre que le brouillard se lève sur le plan d’eau de Baudreix pour laisser place au grand ciel bleu pour donner le départ. Je pars le plus à droite possible pour éviter d’avoir quelqu’un à ma droite, j’ai en effet repris la natation 10 jours avant la course pour un total de 5 séances et ma clavicule reste très douloureuse, j’ai descendu la trifonction jusqu’en bas du ventre pour avoir le minimum d’épaisseur (et donc le maximum de liberté) au niveau de l’épaule car je ne suis même pas bien sur de pouvoir nager avec la combinaison. A ma grande surprise la douleur est très contenue, une beaucoup moins grande surprise est que la vitesse l’est aussi, pas loin de 35mn pour les 1900m qui devaient à ma décharge en faire 2100 puisque les premiers sont sortis en plus de 27mn (contre 23-24mn habituellement quand il y a vraiment 1900m). Le premier tour s’est bien passé (mis à part que je n’avais rien compris au parcours atypique : peu de bouées, il faut en fait passer derrière tous les tremplins de ski nautique), le second ne fut pas désagréable mais avec zéro endurance spécifique natation mes bras moulinaient dans l’eau avec trop peu d’appui pour être efficace, mais aucun regret je ne m’attendais pas à beaucoup mieux. Natation sous contrôle : CHECK🙂 .

Revenons à la partie vélo, sorti entre la 50 et 60ème place du parc à vélo (en comptant les relais) j’ai d’abord bien remonté sur les portions roulantes (c’est grâce au LOOK 796 qui roule tout seul😉 )  puis finalement dans les premiers pourcentages amenant au Soulor ma remontée s’est nettement ralenti je me suis même fait un peu reprendre par certains qui ont du croire qu’il y avait un « KOM » avant le Soulor. Bref tout cela est vite rentré dans l’ordre et dans le col du Soulor tout le monde se met à son rythme, le mien n’est pas mauvais mais je me fait doubler deux fois sans pouvoir réagir, un peu dur à accepter car avec mes 59kg, mon vélo pas bien lourd et un 261w sur une heure entre les premières rampes menant au Soulor et le sommet du Soulor je dois quand même avoir un rapport poids/puissance avantageux. Il y a sans doute un début d’explication dans le fait que ma roue pleine neuve que je n’ai eu le temps d’essayer qu’une heure avant la course frotte un peu à la fois les patins en danseuse et  le dérailleur sur le disque quand je suis sur le grand pignon assis, il est peut-être là le demi km/h qu’il me manquait dans la montée… toujours est-il qu’il manquait un petit quelque chose, soit des watts soit du matos un chouilla mieux réglé (ou les deux) et donc je gère bien mais je perds du temps, il y a plus fort que moi, ainsi va la vie. Idem dans l’Aubisque si ce n’est qu’on est cette fois au dessus de 1500m et que l’altitude se mêle un peu à la fatigue pour une fin d’Aubisque pas transcendante, ceci dit tout cela est bien maîtrisé, j’ai mangé, bien géré mes deux montées successives et il reste donc environ 50 bornes descente + retour vallonné pour goûter aux joies du semi-marathon après 107km de vélo. Une fois la descente passée je manque un peu de jus et je perds clairement du temps sur le retour, j’ai mangé régulièrement oui mais pas assez en quantité (barres sans gluten qui manquent un peu de consistance), vivement le premier ravito de la CAP car je finis le vélo un peu « à sec ». 3h35 de vélo et donc 4h10 de course au moment d’attaquer le semi, tout cela plutôt bien géré, on peut presque parler de vélo sous contrôle : CHECK😉 .

Rentré dans l’air de transition je sais que j’ai une compote, des gels et des « cracottes » près de mes chaussures CAP qui m’attendent. Je repars les poches pleines et la compote dans la bouche quand j’entends 12ème à 16-17mn de la tête et là je me dis « ah ouai quand même », je savais que je perdrais 7-8mn dans l’eau mais on m’en a donc recollé 10 en vélo, les gars ne m’épargnent pas pour ma reprise ! Bon en pratique c’est 12ème mais il y a beaucoup de relais dans la course donc on s’y perd un peu mais en gros on en est là. La bonne surprise c’est qu’une fois le ventre plein de compote et gels (pris tous à la suite) le début de CAP se passe bien, entre 3mn50s et 4mn au kilomètre ça passe pas mal, je serai pas enthousiaste si c’était un « half classique » mais je suis bien conscient que ça n’a rien à voir de démarrer un semi après 4h10 d’effort qu’après 2h45 comme sur un format Half plus « roulant ». Vers le 8ème kilomètre deuxième petit creux, j’attrape alors du cake aux fruits au ravito et je me fais un bon goûter sur plusieurs kilomètres. La fringale passe enfin, le point de coté arrive en échange, bah oui maintenant j’ai trop mangé ! Le reste sera donc plus dur mais sans jamais exploser, la stratégie n’était pas si mauvaise car aussi désagréable soit-il je préfère gérer un point de coté qu’une fringale. En gérant tant bien que mal je boucle finalement le semi en 1h27, loin de mes meilleurs chronos en tri mais encore une fois avec un vélo de 3h35 avant et pour une course de reprise ce n’est pas si mal. J’ai presque envie de dire CAP sous contrôle : « presque » CHECK😉.

Je passe donc la ligne 5ème en 5h39mn44s derrière deux français, un espagnol et un belge. 14mn après le vainqueur Kevin Pilette qui a fait une très belle course. Même au top de ma forme je pense que j’aurais eu du mal à aller chercher ces 14mn (ou alors tout juste en nageant 2mn de mieux, pédalant 5mn de mieux et courant 7-8mn de mieux) donc vraiment rien à redire et aucun regret à avoir, encore une fois c’était la reprise suite à une clavicule droite cassée pile 11 semaines plus tôt.

Pour finir la journée « sous contrôle », ligne d’arrivée franchie et à moi le ravito tant attendu… oui mais non… « monsieur vous avez droit à une bouteille d’eau dont vous vérifiez l’état avant de consommer et vous me suivez au contrôle anti-dopage ». Coooooool enfin un contrôle anti-dopage sur un tri, c’est tellement rare que je mets une croix sur mon calendrier !!! Moins cool ça va me prendre 3h (oui oui comme dans 180mn) avant de remplir mon pot de 100ml de pipi, j’ai bien regretté la pause pipi vidange pendant la CAP car après j’avais 7h de route pour rentrer et le contrôle + l’accident sur l’autoroute entre Pau et Toulouse auront raison de ma volonté de rentrer le soir même à Nevers, obligé de m’arrêter et finir le lundi matin, le contrôle anti-dopage ne me coûtera pas cher en jours de suspension, aucune inquiétude de ce coté là, par contre il m’a coûté une nuit d’hôtel. Si c’est le prix à payer pour attraper les crapules ou au moins leur faire peur je mets volontiers ma contribution en enrichissant Kyriad Budget😉 .

Zut j’ai fait un peu long, du coup je vous raconterai le Tri Roc un peu plus catastrophique dans un jour ou deux. Et on reparle de Maui, oui oui j’y vais, mon épaule est en train de me donner le feu vert pour faire du VTT à peu près correctement alors FEU (vert) !

Voilà quand même les courbes Trainingpeaks : vélo , CAP.

Les résultats sur le site de l’orga : ici ou en pdf ici.

Et surtout de très belles images de montagne, je remercie Xavier de « Photos sportives en Aquitaine » et La Tribu 64 qui organise la course pour ces photos qu’ils m’ont autorisées à utiliser pour le blog et la galerie flickr : ici pour toutes les photos.

A très vite pour la suite de ce post pour parler du Roc et de Maui qui approche.

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