Ironman de Nice : la longue journée de sport où tout ou presque se déroule comme prévu, le top quoi !

OK on a connu plus aventurier comme titre, et oui en général j’aime bien les surprises… surtout les bonnes ! Mais il faut quand même avouer que sur un Ironman il y a déjà tellement de choses auxquelles il faut penser avant/pendant que si cela peut se passer à peu près comme on l’a imaginé c’est un confort qui ne se refuse pas !

En discutant avec ma mère (ma super accompagnatrice/fan pour le week-end… qui a juste oublié de prendre des photos😉 ) la veille de la course je lui avais dit « si tout se passe bien et que je fais une journée aux allures dont je me pense capable sans gros couac je vais mettre 9h15 : 1h05 de nat / mon niveau avec blessure ; 5h05 de vélo / en me basant sur le temps de la meilleure femme et de quelques connaissances sur les éditions précédentes ; 2h59 de course à pieds et 6mn de transition ». Résultat 9h15mn28s, j’espère que vous m’accordez les 28s d’erreur sur un effort de plus de 9h mais comme pronostic c’était plutôt pas mal !

Ce fut donc ça, une journée sans gros couac et surtout une des courses les plus intelligentes que j’ai pu faire depuis que je fais du sport. Car oui je n’ai pas un moteur phénoménal alors je n’ai pas le droit de commettre d’erreur si je veux réaliser de bons chronos, bon je ne vais pas faire mon faux modeste et dire que je suis une deux chevaux, disons que je suis une petite compacte sportive mais bien loin d’être une Ferrari😉 . Si vous avez lu mon billet précédent, vous savez aussi que je n’ai pas un entraînement de fou furieux pour compenser d’éventuelles lacunes génétiques, juste le volume indispensable (pour rappel 11h15 de moyenne sur les 23 dernières semaines avant Nice avec une plus grosse semaine à 17h15 mi-mai) et que j’essaie de construire le mieux possible. J’ai donc pris le départ à Nice avec juste ce qu’il fallait : ni trop ni trop peu, confiant si on fait abstraction de la blessure à l’avant bras et à la main droite mais pas sûr de moi non plus car je n’ai pas oublié ma défaillance gastrique sur le seul Ironman auquel j’avais participé auparavant (Arizona 2013). Bref je suppose que le dosage entraînement / connaissance de soi / confiance / méfiance était bon et que c’est pour ça que la recette a fonctionné !

Allez, comme ce n’est pas tous les jours que l’on fait un Ironman je vous refais le film du week-end.

JEUDI/VENDREDI : nous sommes arrivés jeudi vers 21h, à peine arrivés la pluie fait son apparition, le ton est donné ! Vendredi matin, soleil, youpi, 45mn de vélo avec un copain, 15mn à pieds et à midi 45mn de natation, comme ça hop plus besoin d’y revenir j’en ai fini avec le sport jusqu’à la course ! L’aprem il pleut… encore… c’est bien la peine de venir dans le sud !!! Après le temps pourri à Aix, voilà qu’il s’invite à Nice !

SAMEDI : bah pas grand chose, meeting pro le matin, petit tour sur le salon exposants, bonne assiette de riz, mini sieste, préparatifs des affaires et RDV à 18h pour dépôt du vélo… sous la pluie ! Cela devient une mauvaise habitude… On m’a quand même mis un peu la pression ce jour là « non mais PYF tu peux pas partir avec une roue pleine demain, orages prévus dans les hauteurs col de l’Ecre, Gréolières, etc. »… bah il faudra faire avec, elle est là elle y reste😉 ! Le soir j’en fais une sinon c’est pas drôle… je me rase le bras pour faire mon tatou (oui je sais… c’est pas très viril de se raser le bras, surtout un sur les deux… rires… mais sinon c’est l’enfer à retirer !) et pendant que je rase le bras les tattoos tombent dans l’eau. Anecdote toute bête mais au lieu de m’endormir serein à 21h je m’endors agacé 30mn après en me disant que demain matin il faut vraiment pas que je sois en retard à l’ouverture du parc à 5h car il faut que je commence par trouver des tattoos, la loose !

DIMANCHE : réveil à 1h30 pour faire pipi et puis plus moyen de se rendormir… aucun risque d’être en retard donc ! Petite marche à pieds à partir de 4h30 pour se rendre au parc, pile à l’heure pour l’ouverture et en 1mn le problème de tattoos est résolu : l’arbitre à l’entrée du parc me marque au marqueur et on en parle plus. C’était bien la peine de se mettre du stress pour ça ! Cette anecdote passée, je suis du coup en avance, 5h30 tout est prêt et à 5h45 je suis en combi, pour un départ à 6h25, ça tombe plutôt bien car avec mon problème d’avant bras et main droite je sais que je dois m’échauffer pour désensibiliser l’ensemble au maximum donc moi qui suis toujours à la bourre je suis cette fois derrière la ligne en avance dans l’attente du créneau échauffement 6h-6h15. Une fois échauffé il reste 10mn à attendre pour le départ, concentré oui, stressé finalement pas tant que ça, je me place derrière, j’ai senti à l’échauffement que ma main n’allait pas me faire souffrir outre-mesure et je m’attends à nager 1h05 ce qui signifie que chez les pros je ne risque pas de prendre de coups puisque je serai loin derrière !

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Photo : le mec qui part tranquille derrière… c’est moi😉

Une belle ambiance avant le départ, avec un amateur qui arrive pour faire l’Ironman en parapente puis le départ est donné et tout se passe comme prévu, 80% des pros au moins sont devant, une petite minorité derrière, assez vite les femmes pros rapides me doublent, petite accalmie et c’est ensuite au tour des meilleurs nageurs des catégories amateurs de me doubler. Passés les 2000m ça commence à brûler dans le coup, puis de plus en plus… et oui c’est abrasif l’eau salée avec une combi, le lubrifiant aura tenu 2000m et sur les 1800m qui restent la combi a creusé deux trous dans mon cou😉 ! Je sors de l’eau en me disant qu’en gros je dois être dans l’horaire prévue, je fais gaffe en sortant le bras droit de la combi à ne pas aggraver la blessure et bonne surprise en haut en passant sous l’arche avec le chrono, je vois qu’à priori j’ai nagé en 1h01, « c’est bon pour le moral, c’est bon pour le moral » ! J’ai donc fait une bonne nat compte tenu de la blessure survenue à deux semaines de la course, très bonne même, maintenant très objectivement c’est je suppose la seule chose que j’aurais pu faire mieux sur la journée, sans la blessure je pense que j’étais capable de 2-3mn de mieux, pas 6-7 je ne me fais pas d’illusion sur mon niveau nat mais 2-3 oui. Franchement ce n’est pas grave et comme sur tous les tris j’ai un peu le sentiment que ma course commence à la sortie de l’eau de toute façon… c’est bien maintenant que ma course débute !

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Photo : le cou trois jours après… mais le jour même ça piquait vraiment… surtout quand je me versais des gobelets d’eau sur la tête en course à pieds !

Transition pas très efficace mais après une heure à plat ventre j’ai la tête qui tourne et par conséquent un peu de mal à remonter la tri-fonction, à mettre cette première fermeture puis à enfiler le maillot par dessus (pour rappel on nous annonçait les orages en altitude d’où le maillot en sur-couche avec les 10 barres dedans). Une fois le vélo récupéré il faut faire attention sur les plusieurs centaines de mètres à courir en chaussettes sur un tapis un peu glissant, ça serait dommage de s’en prendre une alors que le plat de résistance est sur le point de commencer !

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Photo : Peu après le départ vélo, encore dans la zone de sécurité avec interdiction de se mettre en position aéro

Une fois sorti du parc à vélo, je tombe dans les chaussures du premier coup (pour un premier tri de l’année c’est un coup de bol !) et je me cale sur la stratégie prévue, manger une barre toutes les 30mn à partir de 15mn, boire régulièrement et en gros rouler à 215-220w sur le plat ou faible pente, 235-250w quand ça grimpe plus et en descente à voir au cas par cas. Je ne connais pas du tout le parcours si ce n’est pour quelques vagues souvenirs de la route entre Vence et le Bar-sur-Loup mais souvenirs peu utiles car vieux de plus de 10 ans puisque j’ai travaillé quelques mois à Villeneuve-Loubet en 2004 (ça ne me rajeunis pas tout ça…). Bref je peux dire sans trop mentir que je ne connais pas le parcours, d’où l’importance de respecter les allures prévues pour en avoir toujours sous le coude des fois qu’il me réserve des surprises ! Finalement la seule chose qui m’obligera à plusieurs reprises à sortir du plan et griller quelques cartouches ce sont les dépassements, pour respecter les distances réglementaires et les temps de dépassement (25s par dépassement) il me faudra parfois me mettre en peu en sur-régime provisoirement avant de me recaler à mon allure ensuite. C’est un peu de fatigue inutile mais c’est le jeu pour être dans les règles et ne pas prendre de cartons synonymes de pénalités voir de disqualification. La course devient beaucoup plus claire à partir de la montée du col de l’Ecre, certains montent plus vite et me passent, d’autres sont partis trop vite et décrochent. Pour moi la partie montante entière sans interruption (approche du col et col lui même) représente 58mn à 238w de moyenne, ce n’est pas énorme mais c’est adéquat dans le contexte où je voulais tenter de courir moins de 3h derrière (et oui c’était en permanence dans un coin de ma tête). En haut du col se trouve le ravitaillement personnel dans lequel j’avais mis trois bidons mais je n’en prends que deux puisque je n’ai pas fini mes bidons du début de course (il ne fait pas chaud…). Le suite du parcours se fera pour la quasi totalité avec Guillaume Gillodts, je suis le plus souvent devant, notamment dans la côte de Saint-Pons (19mn à 232w) mais peu importe en fait, le fait d’être avec quelqu’un de réglo qui respecte les distances et qui passe devant de temps en temps (comme dans l’aller-retour du col de Vence) est un bon moyen de ne pas se disperser et de rester motivé ! J’ai de bonnes sensations sur le plat sur le retour par la plaine du Var et la Promenade des Anglais donc je finirai seul, prêt pour la dernière étape !

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Photo : la montagne ça me gagne🙂

La seconde transition se passe bien mieux que la première, je pose le maillot, remplis les poches de la tri-fonction avec des bretzels d’un coté pour le salé et des bonbons énergétiques de l’autre pour le sucré, enfile chaussures et casquette et contrairement à Aix je pars cette fois bien avec la montre GPS pour courir. Petit hic avec la montre GPS quand tu la démarres en bougeant elle a du mal à se connecter aux satellites donc au début je sens que je suis bien mais je n’ai pas d’infos sur l’allure… enfin si j’en ai mais des mauvaises puisqu’elle affiche 4mn55s/km en moyenne alors que je cours vraisemblablement autour des 3mn55s/km. Pas bien grave, je me sens bien, je suis relativement facile (j’insiste sur le RELATIVEMENT puisque tout est relatif après déjà 6h d’effort), content d’être descendu du vélo pour faire travailler d’autres muscles et surtout m’attaquer à mon défi de la journée ! Après environ 1km mon copain Micka est sur la piste cyclable en bord de mer et me dis que je cours bien à 15km/h environ (soit 4mn/km), ça me conforte dans l’idée que ma montre ne fonctionne pour l’instant pas mais que mon allure au feeling est celle que je recherchais. Moins de 3h sur marathon c’est 14,1km/h mais je ne me fais pas d’illusion je ne peux pas courir de manière aussi régulière même si physiologiquement ça serait l’idéal et surtout j’avais dit que je voulais courir sur l’allure 2h56-57mn pour avoir 2 à 3mn de marge pour un imprévu (arrêt toilettes, chaussure à réajuster ou je ne sais quoi d’autre). Pendant 2 des 4 tours tout se passe à merveille je passe en 1h26mn à mi-parcours juste après avoir doublé la première féminine Tine Deckers, cela me laisse 1h33mn pour la seconde partie. Je sais que ça va se durcir d’ici peu mais de savoir que j’ai cette marge pour ralentir (volontairement ou non) sur la deuxième moitié ça me conforte dans mon choix de partir à 15 pour finir à 13-13,5. En effet même si les sensations sont de moins en moins bonnes et que la foulée se raccourcit je ne suis pas sur le point de marcher non plus !

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Photo : premier tour, beau soleil, foulée légère, j’adore cette « promenade »… … des anglais😉

Le troisième tour sera finalement le plus difficile, le « mur du marathon » pointe le bout de son nez, on est encore un peu loin de l’arrivée pour se dire que ça passera coûte que coûte mais il n’y a pas péril en la demeure non plus. Je serre les dents, effectue ma pause pipi au milieu de ce troisième tour et me dis que quand celui là sera passé je serai dans le dernier et dans le dernier je ne lâcherai plus rien car mon cerveau est programmé ainsi !

Vidéo : troisième tour, foulée courte… un peu comme une nana et ce n’est pas du tout péjoratif car les femmes font souvent de biens meilleurs marathons que les hommes sur Ironman justement grâce à des foulées plus courtes et rasantes, économiques en somme !

Comme prévu le 4ème avec les encouragements (un grand merci à Pascal dans ce dernier tour !) et la perspective de passer la ligne d’ici peu passe mieux que le troisième, pas que je cours mieux mais psychologiquement c’est plus facile de se battre et laisser ses dernières forces dans la bataille quand il ne reste plus grand chose. Je n’ai aucune idée sur mon temps total et finalement je ne m’y suis jamais vraiment intéressé de la journée, je sais par contre que mon temps marathon commence toujours par un 2 à ma montre et qu’à moins que je ne finisse en rampant je devrais pouvoir arrêter la montre en passant la ligne sur un 2. L’ambiance est toujours extra sur le marathon et plus la ligne approche plus j’apprécie d’être porté par les encouragements, ils permettent de trouver des ressources que l’on ne soupçonne plus passées les 9h d’effort ! Je ne ralentis pas trop avant la ligne, juste ce qu’il faut pour savourer ! 9h15mn28s sur la ligne c’est super, je m’allonge par terre quelques mètres après la ligne, me relève 2s pour aller rassurer ma maman qui est derrière les grilles de la zone arrivée puis me rallonge par terre, c’est finalement là que je suis le mieux. Avant de me relever pour de bon, je regarde ma montre 2h58mn pour le marathon, sans mal de ventre, sans douleur articulaire, juste une « saine » fatigue. Une petite larmichette coule de chaque œil, j’ai fait le marathon dont je rêvais, celui pour lequel je suis allé début avril à Toulouse voir un podologue génie Fred Olivan qui m’a aidé à me sortir de plus de 3 ans de fascia lata très capricieux à la jambe droite qui m’empêchait de faire des sorties de plus d’1h15 – 1h30 à pieds, celui pour lequel j’étais prêt à faire un vélo légèrement en dedans. Alors oui je savais que le marathon à Nice était court de quelques centaines de mètres et que peut-être que si on les ajoute ça fait 3h00mn30s mais c’est le même pour tout le monde et ça reste un marathon d’un Ironman dur, je suis donc prêt à me voiler un peu la face pour me dire que j’ai un marathon Ironman en moins de 3h🙂 !

Je vous passe l’après course, les courbatures, les difficultés à dormir pendant quelques jours, le retour de Nice le lundi en ayant bien du mal à me déplier pour sortir de la voiture à chaque arrêt, etc. Juste pour vous dire que nous sommes deux semaines et demi après la course, que le gros coup de fatigue est passé, que tous les voyants sont au vert et que j’ai repris « en douceur » l’entraînement lundi en vue de Vichy le 28 août.

Pour mes copains qui aiment les chiffres, graphiques, etc. :

  • la courbe vélo. 137 puls de moyenne, 194w de moyenne avec 212w en puissance normalisée, 1,09 d’index de variabilité c’est beaucoup mais compte tenu du profil du parcours ce n’est pas déconnant non plus et 270 TSS c’est pile la limite basse pour un parcours vélo Ironman quand on cherche à bien courir derrière (on dit entre 270 et 300 TSS et au delà quasi aucune chance de bien courir).
  • la courbe cap qui est fausse sur 11mn40s au départ, après vérification il manque 500m sur ces 11 premières minutes. 147 pulsations de moyenne sur la première moitié, 145 sur la seconde, ça confirme bien qu’il n’y a pas eu de grosse baisse de régime.
  • les résultats.

Pour ceux qui comme Emmy préfèrent les images : la galerie photos.

Bon je n’ai pas une super conclusion pour cet article, juste l’énorme satisfaction d’avoir mis un plan en place, de m’y être tenu et de l’avoir mené à son terme sans encombre. Ce fut de la bonne souffrance et je ne peux pas promettre de faire aussi bien à Vichy mais en tout cas je suis toujours en lice pour l’objectif « marathon en moins de 3h à Nice, course complète en moins de 9h à Vichy » donc ça motive forcément pour cet été🙂 .

Mercis : à Caro et Emmy pour leur soutien tout au long de l’année, à ma maman qui était sur place, à tous les collègues et amis pour les messages avant/pendant/après la course, à tous ceux que j’ai reconnus mais aussi à tous ceux que je ne connaissais pas ou n’ai pas reconnus pour vos encouragements pendant le marathon, et bien sûr à mes partenaires (qui sont de moins en moins nombreux… je ne rajeunis pas😉 ) et je pense bien sûr en premier lieu à LOOK qui me permet depuis des années de vivre des moments magiques comme celui-là en les passant en plus sur du matériel d’exception !

Ah et j’oubliais presque, un grand bravo aux copains de LOOK et du club de l’ASAV triathlon qui sont tous allés au bout, carton plein ! Et de manière plus générale bravo à tous les finishers !

Bon été à tous, qu’il soit sportif, touristique ou mieux encore : les deux !

Pyf

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Un commentaire pour Ironman de Nice : la longue journée de sport où tout ou presque se déroule comme prévu, le top quoi !

  1. weil patrick dit :

    Bravo pour ta perf et ton récit passionnant, j’etais aussi de la partie à Nice mais bien loin de tes exploits (en même temps je suis un peu plus âgé).Je me rends compte que quel que soit son chrono, au final on partage tous les mêmes émotions et quelque part je trouve ça rassurant.
    Bonne continuation dans tout tes projets à venir.

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